CHAMBRE DES DÉPUTAS.— I 8'11. 4*3
et le château de Sampigny a été réuni au domainede l’état.
Je dois faire remarquer à la chambre que lestravaux dont je viens de l’entretenir ont toujoursété faits par entreprise, et qu’il n’a jamais existéparmi les cadres de l’armée, avant 1789, aucuncorps connu sous le nom de train des équipagesmilitaires.
Pendant la guerre delà révolution, on s’est sou-venu de la destination qu’avait eue autrefois lechâteau de Sampigny, et on s’est mis à y construiredes caissons de vivres et d’ambulances. L’établis-sement ne suffisant pas à l’énormité de nos besoins,surtout dans les derniers temps, le gouvernementa du y suppléer en faisant construire le plusgrand nombre des voitures d’équipages dans lesarsenaux de terre et de mer, et même par les char-rons de Paris .
Mais tout cela tenait à un état de guerre, et àun état de guerre forcé. La paix faite, tous cestravaux devaient cesser comme 11’ayant plus d’ob-jet. Qui croirait, messieurs, que c’est précisémentle moment de la paix qu’on a choisi pour agrandirle cadre de l’établissement, et augmenter la dé-pense ? On a jugé que le château de Sampigny,situé dans le département de la Meuse , était troprapproché des frontières, et on a créé successive-ment deux nouveaux parcs des équipages mili-taires, l’un à Vernon, l’autre à Châteauroux . Aumoment où je parle, on construit et on dépensedans les trois parcs à la fois.