DISCOURS F.T OPINIONS.
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Ce que vous a dit M. le général Demarçay surl’inutilité de ces travaux est d'une exacte vérité.Dans l’état actuel de notre industrie,on ferait par-tout ailleurs plus vite, mieux et à meilleur marché.On construit sans nécessité dans les établissementspublics, parce qu’on veut occuper ceux qui ontdes appointements fixes et à l’année. Les charrettesqu’on fait là sont destinées à pourrir sous des han-gards; et après tout, ce n’est peut-être pas un mal-heur, car en cas de guerre il en coûterait plus cherpour les transporter aux frontières que pour enfabriquer de nouvelles sur les bords du Rhin , dansles Alpes ou dans les Pyrénées .
Mais en supposant que ces voitures dussent êtreutiles un jour, pourquoi entretenir ruineusementpendant la paix un corps d’officiers pour comman-der les hommes qui doivent atteler leurs chevauxaux caissons pendant la guerre? Je vous demandesi c’est là une arme dans laquelle on ait besoind’instruire et d’exercer à l’avance des officiers etdes soldats. On conçoit que des cadres de cavalerieet d’artillerie restent constamment formés. Il y alà de la science théorique et pratique à recueillir,à conserver et à transmettre dans l’intérêt de l’é-tat ; mais n’est-il pas ridicule de payer fort cher etd’avance un service que tous les paysans sont tou-jours prêts à faire et à faire bien ?
Remarquez, messieurs, que dans ce train deséquipages militaires, l’état entretient deux centtrois sous-officiers et soldats qui coûtent 55,oootrancs et quarante-huit officiers qui coûtent près