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Tome premier.
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Et la haine et la calomnieOnt, comme ses talents , respecté ses vertus.

Eh! qui pourrait flétrir cette noble existence !Quils viennent, ces mortels dont la servilité,

Dans les fils de la liberté,

Ne voit que les enfants de limpure licence !

Ce tombeau leur dira que cet homme de bien,Dans les jours de terreur périssait la France ,

Se fit des opprimés lintrépide soutien;

Que le fer des bourreaux fut levé sur sa tête,

Et que de nos tyrans la trop lente défaiteFut lunique salut de ce grand citoyen.

La mort dans aucun temps neffraya sa grande ameIl sétait, dès lenfance, instruit à la braver.

Vers sa couche, à pas lents , il la vue arriver.

Les combats de ses jours avaient usé la trame.Quand la mort la frappé, le héros était prêt:

Il consolait encor sa famille attendrie.

11 est tombé sans peur, mais non pas sans regret;

Car il vivait pour la patrie.

Te voilà maintenant sans voix et sans chaleur,Noble débris de cent batailles ;

Magnanime guerrier, vertueux orateur,

Ah ! la patrie en deuil marche à tes funérailles,

Et paie à ta mémoire un tribut de douleur.

Du séjour radieux l'Etemel réside,

Ombre illustre, vois-tu cet immense concours PLa froide vanité, lambition perfide,

Ny traînent point la pompe et le faste des cours ;Cest un peuple éperdu, qui te donne des larmes;Députés, citoyens , guerriers et magistrats,

Tous les rangs et tous les étatsSont ici confondus dans les mêmes alarmes.