DE LA LIGNE ANTICLINALE DE LA MOLASSE. 7
qu’elle est liée à une grande dislocation qui paraît êtreun trait d’union entre les Alpes orientales et les Alpesoccidentales.
Si nous recherchons le prolongement de cet axe anti-clinal du côté du S.-O., en partant du Mont-Salève , nousn’en retrouvons pas la trace d’une manière claire. M. Pil-let, dans son travail sur les 'environs d’Aix-les-üains, acependant signalé de grandes dislocations au pied desmontagnes des Bauges; mais, d’après la carte qu’il a pu-bliée, ces dislocations ne paraissent pas se raccorderd’une manière certaine avec celle du Salève . Plus ausud-ouest encore, nous arrivons an delà de Chambéry dans une région où la chaîne du Jura vient se réuniravec celle des Alpes . Il y existe de nombreuses disloca-tions, mais nous ne savons à laquelle nous devons rap-porter celle du Mont-Salève , et les montagnes calcairesisolées au milieu de la molasse qui sont figurées sur lacarte du Dauphiné de M. Lory me paraissent appartenirplus au Jura qu’aux Alpes .
Je ne puis terminer celte note sans faire remarquercombien il est difficile de tout voir et de tout comprendredans la structure d’un pays. Certes, les environs de Ge-nève sont abordables et faciles à scruter, et depuis deSaussure tant de géologues y ont passé qu’on aurait pucroire qu’ils avaient été suffisamment examinés si je nevenais de montrer un trait nouveau et important dansleur structure. L’on arrive à croire que le nombre desobservations à faire dans un pays est presque inépuisable,et qu’un géologue peut, avec de la persévérance, voirdes choses nouvelles dans une région que l’on croyaitbien explorée.