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Traité de la culture du pin maritime comprenant des études sur la création des forêts, leur entretien, leur exploitation et la distillation des produits résineux / par Eloi Samanos
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CULTURE DU PIN MARITIME

OU

Je pourrais citer encore bien des auteurs, tels que Baudrillart ,Duhamel du Monceau , Delamarre, Lorentz, Parade, etc., dont lesopinions sont en tout conformes aux précédentes, mais je craindraisde devenir fastidieux et de semer l’ennui dans l’esprit de meslecteurs.

Il nous parait donc bien prouvé que les terrains calcaires ne sau-raient convenir à la culture du Pin maritime. À quoi cela tient-il ?Est-ce exclusivement à l’espèce de nourriture que le pin est forcéd'absorber dans ces sols? Ne serait-ce point plutôt à la facilité aveclaquelle les jeunes plants se déchaussent en hiver? Ce qu’il y a decertain, c’est que cet inconvénient existe dans toutes les terres lé-gères, peu profondes, où l’on pratique les semis.

Pour que le Pin maritime réussisse vraiment dans les terres lé-gères, il faut donc, selon nous, que ces terres aient une très-raison-nable profondeur. Et notre assertion est conforme à l’opinion desmaîtres.

Le sable quartzeux est très-convenable à la végétation du Pin ,11 suffit, pour s’en convaincre, de contempler les résultats magnifi-ques obtenus par les semis qui ont été exécutés sur les sables mou-vants du littoral du golfe de Gascogne, depuis 1787. C’est pourparvenir à les fixer que l’illustre Brémontier entreprit de faire dessemis de Pin maritime, et soixante-dix années écoulées sont venuescouronner son œuvre d’un plein et glorieux succès.

Un terrain marécageux convient encore au Pin maritime, pourvuque le collet des racines ne soit pas submergé par les eaux.Ainsi, nous avons ici des pins qui ont été semés il y a trente ans surla berge d’un fossé entourant un marais ; Us sont parfaitement venus,et ils ont actuellement, à un mètre de leur pied, une circonférencede Le chevelu de ces arbres pénètre dans le fond marécageux

(jui leur sert de base, et c’est là précisément qu’ils puisent les ali-ments de leur végétation. Duhamel du Monceau a fait la mêmeobservation dans son Traité des semis et plantations. Cependantje ne conseillerais pas une telle culture en grand ; elle aurait desinsuccès infaillibles.

Nous avons enfin des terrains argilo-siliceux qui produisent despins d’une beauté remarquable. Nous en avons ici qui, âgés dequatre-vingt-dix ans, ont, toujours à un mètre de leur pied, unecirconférence de l nl ,90 en moyenne,