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Traité de la culture du pin maritime comprenant des études sur la création des forêts, leur entretien, leur exploitation et la distillation des produits résineux / par Eloi Samanos
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CULTURE DU PIN MARITIME

Dans les peuplements que j’ai fait exécuter, j’ai toujours choisides plants de 5 ans ; je me suis bien trouvé d’une semblablepratique.

De l’arrachage du plant. — Il s’exécute au moyen d’une bêchelarge de 30 centimètres environ, que l’on enfonce en terre autourdu Pin , en formant un carré d’à peu près 50 centimètres de côté ;on enlève ensuite avec le même instrument cette motte sur uneépaisseur de 15 à 20 centimètres; on le conçoit aisément, l’arra-chage par motte ne pourrait pas se pratiquer dans un terrain léger,sablonneux, l’adhérence ne serait pas assez forte, la motte ne tien-drait pas sur les racines et celles-ci resteraient toutes nues. Cetteopération ne peut encore s’exécuter dans des massifs serrés danslesquels les racines pressées forment comme un cotte de mailles àla surface. Il faut donc admettre encore le principe que j’ai établien parlant de la formation des pépinières relatif à l’espacement àdonner aux sujets et à ne choisir les jeunes plants que dans dessemis clairs.

Du transport du plant. — Le transport des jeunes Pins peuts’effectuer sur des charrettes ou tombereaux à fond plat ; ils doiventêtre enlevés du lieu de l’arrachage avec une bêche, et placés dans lavoiture avec les précautions nécessaires pour ne pas les endomma-ger; on en transporte généralement de 50 à 60 par voyage etmême plus, suivant la facilité des communications et le poids desmottes. Les transports me sont revenus en moyenne à 4 centimespar pied; ils sont variables suivant le plus ou moins grand éloi-gnement qui existe entre les pépinières et le terrain à peupler.

De la confection des trous et de la mise en place. — La miseen place est une opération très-délicate; le succès de la transplan-tation dépend souvent de sa bonne exécution.

Le plant doit, par la transplantation, être aussi enterré qu’avantcette opération. M. Parade conseille un usage différent, quoiqu’iladmette le principe précédent. Il veut que le sujet soit placé unpeu plus profondément dans un sol sec, afin que les racines se rap-prochent davantage deriiumidité intérieure du sol ; au contraire, ouplante plus près de la superficie dans un sol humide; cette conduiteest assez logique. Je l’ai suivie dans les plantations que j'ai faitexécuter et je m’en suis bien trouvé.

La qualité du terrain indique donc la profondeur à donner aux