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Traité de la culture du pin maritime comprenant des études sur la création des forêts, leur entretien, leur exploitation et la distillation des produits résineux / par Eloi Samanos
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CUIT! F,!-; DU Plis MARITIME

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fosses de transplantation ; quant à leur largeur, elle doit toujours êtreplus grande que celle de la motte de 15 à 20 centimètres; on encomprendra le but lorsque j’aurai indiqué comment se pratique lamise en terre.

Le planteur saisit la motte avec précaution et la place au milieudu trou ; avec les mains il étale bien les racines qui sont pendantes,il leur donne la direction naturelle qu’elles avaient précédemment,il les recouvre ensuite avec la meilleure terre végétale, qu’il aextraite du trou en la tassant avec le pied. 11 est à remarquer qu’unseul ouvrier ne peut pas faire ce travail avec une grande facilité ; ilest convenable de lui en adjoindre un autre; ils feront réunis plusde travail que séparés.

Des frais de plantation. — Les frais de plantation varient, on leconçoit, avec l’espacement que l’on donne aux plants ; aussi ai-jeétabli le prix de revient par pied d’arbre, afin que, suivant le ca-price du planteur, on pût toujours trouver un guide dans ces ren-seignements.

Un homme peut arracher, avec soin, dans un jour, 150 jeunesPins ; il pourrait assurément faire un travail bien plus considérable,mais il serait aussi bien plus défectueux. Il peut encore mettre enterre dans le même temps et toujours avec les soins nécessaires100 pieds d’arbres lorsqu’ils ne sont pas âgés de plus de 5 à 4 ans.Ces deux opérations, l’arracliage et la mise en terre, m’ont toujourscoûté de 5 à 6 centimes par sujet.

Quant au transport, il est difficile de fixer à cet égard le prix derevient par pied ; il dépend des facilités de locomotion et de l’éloi-gnement des pépinières, Jai pu l’établir moyennement au prix de4 centimes par pied en supposant qu’il se puisse faire trois voyagespar jour, et transporter de 40 à 50 sujets chaque fois.

Il esi encore d’autres frais, que les propriétaires de pépinièresn’ont pas à subir : ceux de l’achat des arbres ; je crois qu’enmoyenne on peut fixer leur prix à raison de 5 centimes l'un ; c’estd’ailleurs le prix qu’ils sont-payés dans nos contrées. Dans le casoù le dépeuplement de la pépinière devrait être total, il faudraitnécessairement donner une valeur aux arbres que l’on en extrairait ;mais, du moins, c'est ce que j’ai exécuté ; je n'ai fait arracher lessujets à transplanter qu’en éclaircissant, de sorte que, dans mapetite pépinière, les arbres que j’ai laissés sur place grandissent;