3g8 DES CHAINES CALCAIRES ET ARÉNACÉES i*. îo.p.ao.)
rugineuses présente une épaisseur d’environ seize pieds, mais le banc qui afourni la bonne mine n’a qu’une puissance de six pieds. Les principales exploi-tations ont eu lieu à la Planplatte qui sépare la vallée du Gentel de l’Hasliberg,et dans le prolongement septentrional de ce bord de la montagne, au Balmer-ckhorn ou à l’Erzeck, sur les confins des Alpes d’Engstlen et de Tann. Immédia-tement au-dessus de ces mines de fer s’élèvent les crêtes du Hohenstollen com-posées de ce grès quarzeuxetde ce calcaire noir sableux que nous avons rapportésà la craie.
Nous connaissons jusqu’ici dans le pays et dans le terrain que nous décrivons,des fossiles de cinq localités diverses. A Stufistein et Kriegsmatt, sur le ver-sant occidental de la Jungfrau , ces fossiles se trouvent dans leshaldes des minesde fer anciennement exploitées à la base de ce terrain. Comme ces fossiles ontété décrits ailleurs et que les suivants se trouvent à un niveau géologique trèsdifférent du leur, je n’y reviendrai pas ici. Un second gîte de fossiles se trouve àcôté du sentier qui conduit de Zweilütschenen à Iselten. Avant d’entrer dansles pâturages d’Iseiten on voit à gauche en montant des fossiles dans un cal-caire noir compacte, renfermant des grains de quarz et alternant avec du calcairenoir grenu et des schistes marneux noirs. Le versant, opposé du Faulhorn nousfournit un troisième gîte, et comme dans celui d’Iselten, les fossiles y sont trèsrapprochés de la limite supérieure du terrain. C’est dans la pente méridionaledu chaînon des Burghorner, dans l’Alpe d’Oltschenen, qu’on trouve assez fré-quemment des Ammonites dans un schiste marneux noir et gris qui recouvre lecalcaire noir des Burghorner, et plonge sous le calcaire sableux et les grès duWildgerst. Au pied de ces montagnes, près de la route qui conduit de Brienz àMeyringen , on connaissait déjà dans le siècle passé un quatrième gîted’Ammo-nites dans les carrières d’ardoises d’Unterheid. La cinquième et dernière localitéenfin, riche en Ammonites comme celles que nous venons de faire connaître, setrouve sur le faîte même de l’Erzeck, qui termine l’alpe de Tann du côté de Gen-tel. Comme à Unterheid les fossiles se trouvent principalement dans l’intérieurde nœuds argileux noirs enveloppés par le schiste, et quelquefois ils ont passé àl’état de pyrite Ces mêmes schistes alternent avec le fer oolitique, qui lui-mêmeaussi, quoique plus rarement, contient des fossiles. Les espèces trouvées jusqu’àce jour dans ces quatre dernières localités sont les suivantes :
1. Ammonites annulans Broun fez y. 9, io 33 ; ut. 3 c) d’un pouce environ dediamètre, le dos large et plat. Peut-être aussi Amm. Braikeriridgii Broun. L’es-pèce se trouve dans tous les étages du terrain oolitique, mais plus particulièrement dans l’Oxford clay. Assez commune à Oltschenen, Unterheid et à l’Erzeck.
2. Amm. communia Sow. (ez. 3 . l\. 5 . 8. mr 11 x 78 b). Quelques exemplairesde plusieurs pouces de diamètre. Ammonite caractéristique du lias. Pas rare àUnterheid et à l’Erzeck.