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qu’on entendit sur une etendue de plus d’unelieue, jfit connailre que les Espagnols garnis-saient les hauteurs en avant et sur la gauehe dela route.
II fallut retrograder d’un quart de lieue. Lemarechal, instruit de ce qui venait de se passer,fit presser la marche de l’infanterie, qui cepen-dant ne joignit qu’ä la nuit. On avanca jusqu’auhameau de Canda, oü l’on bivouaqua, l’obscuritene permettant point de rien entreprendre.
Le marechal avait seulement sur ce point lesdeux pluspetites divisions d’infanterie. Le gene-ral Lorges -, qui aurait du rejoindre la route äFranqueyra, n’avait pas donne de ses nouvelles.On n’avait vu personne de la 4 e division dedragons.
Point d’artillerie, point d’autres cartouchesque celles qui etaient dans les gibernes.
A droite, un fleuve qui n’etait pas gueable ; enavant et sur le flanc gauehe, la masse armee detous les habitans reunis ä l’avant-garde de l’ar-mee du general la Romana, provocateur deFinsurrection.
Quelle posidon, ä deux Cents lieues de France !eh bien , pas la moindre inquietude chez les Fran-cais . La confiance dans le general en chef, dansnos armes, et le caractere national, faisaientqu’on ne s’oecupait que de la bruine qui tombapendant la nuit, et dont on corrigeail les mauvaiseffets par de grands feux.