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Cependant l’adjudant commandant Allain, etson adjoint, parvinrent, ä travers champs, äFran-queyra, et raconterent qu’ils se rendaient ä Riba-davia avec deux commissaires des guerres et desernployes , lorsqu’ils se trouverent tout ä coupcernes par des habitans armes, qui firent feu sureux; que des la premiere decharge, plusieursFrancais tomberent, les autres peu apresjqu’euxseuls avaient ete assez heureux pour passer sur lecorps des Espagnols, francliir des murs et deshaies, et par-lä , eviter d’etre pris ou tues; car onles avait poursuivis fort loin.
Six de leurs compagnons perdirent la vie; lecommissaire des guerres Giral, beau-frere du ge-neral Ricard, chef de l’etat major, recut cinqblessures des plus graves, fut depouille, laissepour mort, et couvert de ronces. Pendant la nuitil se traina ä portee de la route, dans une cabanedont les habitans le soignerent. Le lendemain,un tambour du 3i ö leger etant venu dans ceüecabane, vit le malheureux etat de M. Giral, etcourut en prevenir soncolonel, qui s’empressade faire transporter ce commissaire au quartiergeneral, oü il recut des soins auxquels il doit saguerison.
Des que le jour parut, les mouvemens d’atta-qites ordonnes eurent iieu ; mais il n’y eut qu’unefaible resistance; lamasse s’etait retiree pendantla nuit. Le peu d’hommes restes, qui appartenaien tsaas doute aux vülages voisins, battirent en re-