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traite apres les premiers coups de fusil. Le pontn’etait point coupe, mais seulement barricade, ilfut promptement deblaye, et la troupe se formaen eolonne de marehe.
On traversa le village de Sachuse; a un quartde lieue plus loin, celui de Canizza; et apresavoir suivi une descente longue et difficile, onarriva ä Melone, oü existe un couvent de Ber-nardins. Dans ces deux derniers endroits, il y eutassez de vin pour faire une distribution; eile futd’autant plus utile au soldat, que la nuit avait etepluvieuse et froide.
Le marechal ajant laisse la troupe se reposerune heure, fit continuer la marehe. A trois quartsde lieue on reconnut lesinsurges , qui voulaientdefendre l’approehe de Bibadavia. Leur gauches’appujait au Mino, leur droite, ä une chaine demontagnes arides et escarpees; leurs lignes etaientderriere des muraillesde eloture de quatre piedsde haut; leur centre etait couvert par le villagede Francelos, qu’ils occupaient en force. Enavant de ce village coule une petite riviere quibaigne le pied de la montague, par laquelle lesFrancais arrivaient.
Cette montague est ä pic devant Francelos; lecheinin pratique dans les roehers deseend tres-rapidement par des rampes courtes et tournantbrusquement. Äu bas est un pont en pierre sansparapet, sur lequel on passe la petite rivierepour entrer dans le joli village de Francelos r