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La coloiine de gauche trouva un malheureuxvoltigeur mutile de la maniere la plus atroce parles Portugals qui l’avaient pris la veille. Ces bar-bares lui avaient creve les yeux, coupe lesmains, les oreilles, le nez et d’autres partiesqu’ils lui avaient mises entre les dents. Aban-donne dans cet etat, cet infortune reclamait lamort comme une faveur. Une teile atrocite, inu-tile a la defense du pays, transporta d’indigna-tion ceux qui la connurent, et les porta ä com-baltre ä outrance des etres aussi feroces : ce quiexplique pourquoi l’on faisait peu de prison-niers.
Cependant des dragons du 19* regiment altei-gnen t, au delä de Braga , des religieuses, leurtemoignent les plus grands egards, et une es-corte les reconduit jusqu’aux portes de leur cou-vent.
Le marechal Soult s’etait porte du centre versla gauche, enteudant le feu du corps des troismille liommes arreles par le general Franceschi,sur les hauteurs de Falperra. Lorsque tout futtermine, iletablitson quartier general ä Braga ,ou il recut les rapports des generaux sur les eve-nemens de la journee. Des eloges etaient donnesa tous les generaux, officiers et soldats quiavaient ete dans le cas de prendre part au com-bat; mais plusieurs eurent occasion de se distin-guer de maniere ä etre principalement remar-ques, et ils furent cites nominativement.