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Ces habitans repondirent que ce n’elait pas lahaine contre les Francais qui avait determine lapopulation de Braga ä quilter la ville; mais bienles menaces et les scenes sanglantes quiavaienteulieu. Us ajouterent qu’ils ne doutaient pas queles habitans paisibles ne rentrassent dans la villedes qu’ils seraient assures de la protection que lemareehal leur promettait, et qu'ils allaient les eninstruire.
Le mareehal fit choix du sieur Mesquita, pourremplacer le corregidor de Braga , triste victimedes i'ureurs populaires (i). Lesort de son prede-cesseur ne l’empecha pas de se devouer au biende son pays, en cherchant ä calmer les esprits etä retablir Tordre. Ses soins f'urent coaronnes desucees, et des le lendemain beaucoup d’habitansrentrerent dans leurs foyers.
Le general Dulauloy fit transporter en ville lescanons, les fusils abandonnes sur le champ debataille. II recommanda de recueillir avec soin lescartouches. On trouva dans la ville quinze mil-liers de poudre, et de suite xm forma un atelierpour la confection des cartouches.
Les mauvais chemins avaient degrade les voi-tures d’artillerie, et tamise la poudre. On ne pou-