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vail dans cet etat continuer la Campagne. Le ge-neral ßourgeat, qui fut charge d’y faire travaillerjour et nuit, communiqua ä tous les ouvrierssoninfatigable activite.

La ville de Braga n’avait que peu de grains etde farine; l’armee portugaise qui s’y etait tont äcoup rassemblee avait epuise ce qui s’y trouvaitde denrees. Les babitans, dans leur fuite, avaientempörte ce qu’ils avaient pu de provisions. Exi-ger d’eux des subsistances sans les payer, c’eüt eteun mauvais moyen de les engager ä rentrer. Lescaisses etaient vides; on nepouvait subvenir äunedepense aussi considerable que celle des vivres.

La Situation de l’armee etait tres-embarras-sante. Le marechal etl’ordonnateur en chef adop-terent un terme moyen; on paya les menus frais;on s’adressa pour les denrees au corregidor, quidut detnander aux babitans de verser des den-rees dont il leur serait donne des recepisses oubons, qui seraient payes suivant des formesqu’on indiquerait plus tard. II dut leur faire sen-tir que s’ils ne livraient pas eux-memes les den-rees, les Francais ne les prendraient pas moins;mais qu’alors le soldat en concevrait contre lesbabitans une animosite d’autant plus dangereuseque, force de s’ecarter pour faire des recher-cbes, les chefs ne pourraient maintenir la disci-pline; qu’ainsi il etait de leur propre avantage demettre Tadministration francaise ä meine de fairedes distributions regulieres aux troupes.