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II les conjurail enfin d’accueillir ces paroles depaix, les rendant responsables devant Dieu etles honimes des flols de sang qui seraient verses.
II etait diflicile de faire remettre cette missive,dangereux de la porter, et, d’apres l’esprit soup-conneux de la mullitude, dangereux de la rece-voir. Les officiers portugais furent obliges de per-suader aux troupes que l’armee francaise deman-dait ä capituler. Ce bruit fit cesser sur quelquespoints le feu, qui ne discontinuait pas. On par-lemenla sans succes.
Sur la gauche, le general Foj induit en erreurpar les demonsträtions de deux ä trois Cents sol-dals de ligne qui vinrent ä lui, disant qu’ils serendaient, fut tout ä coup enveloppe et force deles suivre (1). Le chef de bataillon Roger, quiI’accompagnait, eut l’imprudence de vouloir re-sister, et il fut massacre.
La i re division arriva le 28, vers midi, presSan-Mamed-da-Infesta : le marechal, qui sansdoute avait dejä arrete son plan, lui fit faire
(1) Le general Foy se vit bientot environne de la popu-lace , qui, des qu’elle sut que c’etait un general francais ,s’imagina,'dans sa fureur, que c’etait le general Manetla( denominalion qu’elle donnait au general Loison), et eiledemandait ä grands cris sa mort. Le general Foy, en ele-vant les. deux bras , prouva qu’on se trompait; toutefois ilfut depouille, et pour lui sauver la vie, il fallut le jeterdans une prison.