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Une Commission, ä la tete de laquelle etaitl’adjudant commandant Barbot, avait reconnu lesvins charges sur des batimens deslines pour l’An-gleterre. Dans cet etat, ils etaient, selon les lois dela guerre , debonne prise; leur valeur depassaitdeux millions. Quelle ressource pour l’armee!

Dans tous les pays, il se serait presente desspeculateurs pour ache.ter, ou du moins on eneüt trouve. A Porto , il en fut autrement, on neput les vendre : les deux seules propositions quifurent faites etaient dans la realite insignifiantes.Une maison anglaise, etablie ä Porto , olFrit äl’intendant de prendre ces vins pour les deuxtiers de leur valeur, en faisant des effets paya-bles lorsqu’elle aurait l’assentiment du gouver-nement anglais : par-lä, les Francais se seraientprives du droit de disposer de ces vins , sous letrop faible espoir qu’un gouvernement ennemiconsentirait ä la ruine des Anglais auxquels cesvins appartenaient. La seconde proposition futfaite par un Anglais , qui demanda ä aller lui-meme chercher ä Londres l’autorisation de con-clure. Il eut la permission de partir et ne reparutpoint.

A la douane il existait un magasin d’elFets decontrebande qu’on avait saisis. La vente en futafiichee, publiee, et personne ne se presenta.Cependant un particulier osa faire une soumis-sion montant au quart ou au tiers de la valeurreelle des objets : yingt-quatre hau res apres il