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se dedltet prit la fuite, effraye des suifces que pour-rait avoir pour lui un traite fait avec les Francais .
Cependant malgre Je caractere des habitans,malgre la peine de mort prononcee par les in-surges contre tout Portugals qui seconderait lesFrancais , l’intendant assurait les Services de l’ar-mee. A Porto on n’avait trouve que pour deuxCent mille rations de pain, et il en fut distribue ouexpedie 753,839 en quarante-quatre jours ; il n’yavait point de fourrage, car Porto, ville desoixante-dix mille ämes, ne compte qu’environtrois cents ohevaux ou rnulets au Service des par-ticuliers; cependant les distributions d’orge ou demais furent assez regulieres : il n’j avait point debestiaux, et le service de la viande fut assure (1).
Deux jours apres la bataille, le marechal avait
(1) Voici par quel moyen on obtcnait des subsistances ;il est assez exlraordinaire pour et re rapporte. —Parini lesPortugals qui se persuauaient que la presence des Fran-cais procurerait ä leur patrie un gouvernement qui la ren-drait heureuse et florissaute, l’inlendant avait fait clioix dedeux persdnn.es tres-intelligentes qui lui etaient devouees.Pendant la nnit eiles parcouraient les campagnes, allaientcliez des fertniers de leur connaissance et faisaient desacliats , convenant du lieu et de Ja nnit de la livraison. Lesbestiaux ou denrees arrivaienl a une lieue d’O-Porto, etonvenaitprevenir iesaffides, qui allaient ä une deini-lieue,avec des employes et une eseorte, on remettait la valeurdes objets a l’expres,qui repartait. Uneheure oudeux apres,ce qui avait ete pay^ d’avance, arrivait äl’endroitoü etaientrestes les employes, «ans qu’il y ent «i deficit, ni trahisao.