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tagne, se prolongeant en face du pont paralle-lement ä la riviere , laisse en avant un quai de dixtoises de largeur et de quarante de longueur.En arriere de ce rang de maisons la montagneest escarpee et ne peut etre abordee de front,rnais facilement par la gauche et par la droite ;eile s’eleve graduellement par ressauts ä unegrande hauteur, et son sommet estcouronne debois et de bronssaiHes. (PI. N° IV.)
L’ennemi avait tire fort bon parti de tous lesavantages de la posilion. En tete du pont etaitune premiere barricade : au milieu le pont etaittraverse par une ligne de palissades et une bar-riere en charpente; ä l’extremile s’elevait un re-tranchement compose de fortes pieces de bois,derriere lesquelles etaient entassees de grossespierres de taiile ä neufou dix pieds de hauteur.
La culee de la rive gauche etait minee : au mi-lieu du fourneau donnait le canon d'un fusilrempli de poudre, dont on devait faire jouer labatterie au moyen d’une corde; et, pour garan-tir Tappareii, on l’avait couvert par un chapiteauen bois. L’entree de la route par le faubourg, etdeux passages qui conduisaient par la droite suriamontagne, etaient fermes par des barricades.Toutes les maisons du faubourg, qui etaient vuesde la ville, avaient leurs portes barricadees etleurs fenetres crenelees, et il en partait un feuvif et continuel. Entre les ressauts de la mon-tagne les Portugals avaient construit trois batte-