Band 
[Texte.]
Seite
215
JPEG-Download
 

( )

Cependarit le mareclial pressait vivement lesgeneraux Delaborde et Loison d’operer le pas-sage , lenr faisant sentir de quelle importance iletait de battre Silveyra, pour assurer les Opera-tion« ulterieures, et detruire les craintes et lesesperarices qu’il enlrelenait par sa presence. Le25 , il ajoutait qu’ils devaient avoirassez de trcr.-pes ; que dans le eas oü ils penseraient diffe-remment, ils voulussent bien l’en instruire.

Le 25, on offrit au general Delaborde despiecesde plus gros calibre, et on lui repeta que s’ilavail besoin de troupes, on pouvait disposer de ladivision Heudelet.

Le colonel Garbe avait recu et eommuniqueau mareclial le plan du capitaine Bouchard : ilparut convenir. Avant d’approuver, le colonelHulot, premier aide de camp du mareehal, ofli-cier des plus distingues , fut envoye pour exami-ner le projet sur les lieux niemes , et, s’il le ju-geait executable , donner, de la part du generalen chef, l’ordre d’en tenter l’execution. On fitpartir le jour m<hne deux pieces de 12 , et cinqbarils de poudre de deux quiniaux chaque. Le ma-recfial ecrivit au general Delaborde de promettrela decoralion de la legion d’honneur aux douzemilitaires qui passeraient les premiers.

Le 29 , on recut ä Porto une depecbe du gene-ral Loison , qui n’annoncait aueuns changemensdepuis le 24 dans la posilion des Francais et desPortugals, et faisait ensuite de tres-beaux raison-