( 232 )
Tantlis que le marechal prenait ces precau-tions contre üne attaque, ou pour attaquer lui-meme, voyons quels etaient les moyens, les pre-paratifs et les desseins des ennemis.
Les Portugals s’etaient vus enmemetemps me-naces au nord par le marechal Soult; vers Almeida,par le general Lapisse; entre Badajoz et le Tage ,par le marechal Victor, qui, par la victoirequ’il remporta le 28 mars ä Medelin , etait libred’agir contre le Portugal .
Le general Craddock, commandant en chefles troupes que l’Angleterre y lit passer socces-sivem^nt, avait etabli son quartier general äThomar, position qui le mettait ä meme de eon-nailre promptement les mouvemens des ennemiset de couyrir Lisbonne . Ses troupes etaient äSantarem , Thomar et Leyria.
U s’etait contente d’envoyer des officiers an*glais ä tous les points de rassemblement, pourhater les levees d’hommes, organiser les miliceset Jes compagnies d’ordonnances.
A la fin d’avril, le general Lapisse, apres dessommations au commandant de Ciudad-Rodrigo ,ne crut point, malgre l’ordre qu’il en avait, de-voir entreren Portugal et marcher sur Abrantes,en laissant en arriere, sur sa droite, les deuxplaces d’Almeida et Ciudad-Rodrigo ; il longeala frontiere espagnole et rejoignit ä Alcantara lemarechal Victor, qui, n’ayant rien appris des suc*ces du marechal Soult, se rapprocha de la Gua-