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Dans la nuit du 8 au g , un officier general de-clara au marechal que l’adjudant-major Dargen-tou, qui, autrefois, avait ete son aide de camp,etait venu le voir et lui avait parle d’un vastecomplot qui se iraoiait de concert avec les gene-raux ennemis, et dont le but etait, en apparence,de detröner Napoleon et de paeifier I’Europe.Des ordres furent aussilöt donnes pour arreterle sieur d’Argentou, qui fut amene et repeta :« qu’il etait alle ä Lisbonne et ä Coimbre , oii il« avait parle aux generaux anglais Wellesley^et« Beresford; qu’il avait compte les regimens an-« glais ; quela colonne, qui attaqueraitsous deux« jours sur la Youga, etait de trente mille An-

glais au nioins, dont trois mille chevaux; qu’on« voulait obliger l’armee francaise du Portugal ,« ä declarer que la guerre contre l’Espagne et le« Portugal etait injuste, et ä s’unir avec Tarmee an-« glaise, pour marclier de concert versla France ,« en forcant les autres corps d’armee de faire les« meines declarations; d’aller aux Pyrenees , au« deboucbe desquelles on trouveraituneautrear-" mee de soixante mille Anglais ; qu’aussitot que« l’on se serait declare, un vaisseau anglais irait« chercher le general Moreau pour le mettre ä la« tete des armees et du gouvernement, en meine" temps, qu’on enverrait des ofliciers aux armees« d’Ilalie etd’Allemagne, pour les inviterä pren-« dre le meme parti; les Anglais s’oflrant a faire« tous les frais, et ayant dejä ouvcrt un credit de