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« 600,000 Francs ä Porto . Si le marechal resistait« aux ofFres brillantes qn’on lui ferait, et faisait« Yentete, on s’assurerait de sa personne et le com-n mandement serait dontie a un autre. »
II ajouta que le marechal se faisait illusion surle mecontentement des troupes de toute l’armeefrancaiseet sur ce qui se passait en Espagne ,en Italie , en Allemagne et en France .
Le sieur d’Argentou futconduit en prison, et desordres furentdonnespourinstruire son proces.
On trouva dans ses papiers trois passe-portsanglais , signes par l’amiral ßercklej et datesde Lisbonne le 27 avril. II y en avait un au nomde d’Argentou et les deux autres sous des nomssupposes.
La position militaire de l’armee etait, certes, desplus critiques ; cependantun capitaine, aussi ha-bile manoeuvrier que le marechal, pouvait trouverdans son courage et son genie les mojens de re-sister aux attaques quise preparaient ; mais les de-clarations du sieur d’Argentou etaient de natureä jeter la consternation dans l’äme la plus forte.
D’Argentou etait-il un insense? ou n’avait-ildit que la verite? Cette incertitude etait afFreuse.Pour sauver l’armee, il fallait que toutes les dis-positipns du general en cheF fussent executeesavec une extreme precision, un seul coopera-teur mecontent pouvait compromettre le salut detous.
Le marechal appela les generaux de divisions