Band 
[Texte.]
Seite
238
JPEG-Download
 

( 2oS )

qui etaient ä Porto pour leur faire part de la de-claration de d’Argentou, et sur l’assurance qu’ilslui donneren!, qu’ils n’avaient point remarque,dans leurs troupes, ce mecontentement sur le-quel etaitfondele eomplotindiqne et qu’ils etaientau contraire, certainsdubon esprit quiles animait,il dutytrouver desniQtifs de tranquillite (1).

Toutefois , le general en chef jugea que l’en-nemi avait concu un plan vaste, qu’il se disposait a mettre ä execution avec des naoyens ini-

(1) Le projet developpe par d’Argentou a un tel rapportavec le plan des Philadelphes, qu’il est probable que c’elaitune ramification de cette societe qui le faisait agir. Si Tonfait altention ä cette censure qui s’etait attacliee des l’on-yertupe de la Campagne k toutes les operations du marechal,aus calomniea qu’on cherclia ä repandre contre lui, il’inexecutioB , ou au moins aux retards apportes dans l’exe-cution de plqsicurs ordres , ou ss defeod diffieileniept decroire älarealile d’une trame.

II n’est meine plus permis d’en douter , dds qu’un of-ficier general, alors colonel, a raconle depuis la restau-ration au general Bigarre, qu’il avait ete sur le point delui brüler la cervelle, parce qu’etant un. soir sur le quaid’Q-Porta ä s’entretenir de leurs projets avec un nadcon-'tent, le general s’etait apprqcbe d’eu.v sans qu’ils l’enten-dissent , et en leur frappant sur l’epaule , leur dit : « Ah!je vousy prcnds , messieurs les conspiraleurs. » Malgrdson amitie pour lui, il elait pret a le sacrifier äleur surefe,lorsque son compagtton le retint, en l’assurant que ce n’e-tait qu’une plaisanlerie; ce que confirma la suite de la con»versation.