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Ce tableau pittoresque avait allire notre atten-tion , lorsque nous fumes rappeles aux evene-inens mililaires par le sifflement des ]>al!es, plusque par le bruit des coups de fusils que des moi-nes et des habitans tiraient des hanteurs d’oü ilsvoulurent descendre : une compagnie de Volti-geurs les eloigna promptement.
Le marechal, appele au pont de Misarella pouren faire forcer le passage, s’etait arrete au delä,et laissait defiler l’armee, alin d’attendre l’arriere-garde. Quelques officiers de l’etat raajor crurentavoir entendu le eanon. Le general Ricard envoyaun aide de camp porter des ordres au generalMerle: mais cet officier ne put retourner ä traversla colonne; il fut remverse dans le precipice, etse blessa dangereusement ä la tete et au bras.
Le delile du pont de Misarella etant plus etroitque celui de Puente-Nuovo, on etait amonceleentre les deux; les mulels et les ehevaux de batsgenaient les hommes, on leur coupa les jarrels,on les jeta dans les preeipices : des desordress’ensuivirent; les papiers et les bagag’es, sauvesä Penafiel, furent perdus ä ce passage.
Le temps que l’on employa pour reparer lepremier pont et enlever le second, ainsi quepour deiiler dans un passage aussi etroit, avaitexige loute la journee. 11 faisait deja nuit,lorsque deux escadrons de la cavalerie legereet une brigade de la i re division sortant de Sa-lamonde, pour descendre au pont duCavado,