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voure. Le peu de biscuit distribue avant le de-part avait ä peine snfli pour entretenir l’existence.La chaussure etait usee. II fällait donc du reposet une bonne nourriture pour reparer les forcesdu soldat; des souliers pour qu’il püt se remet-tre en route. La longueur des marebes, lesmau-vais chemins avaient fatigne les chevaux, quisoulFrirent surtout du manque de grains et defers. On lut contraint d’en abandonner par cedernier motif.
Le marechal fut prevenu par l’ordonnateur enehe! Le Noble, que les magasins de la garnisonde Lugo suffiraient ä peine ä 1’arniee pour deuxjours et qu’il n’j avait point de denrees, point debesliaux en ville, ce qui exigeait d’envoyer desdetacbemens pour en lever dans la Campagne ,ou de se procurer de l’argent pour tenter lacupidite des habitans, malgre les defenses et lesmenaces que leur faisaient les generaux espa-gnols. Le meine rapport annoncait que l’böpifal,qui conteuait dejä cent quarante-un malades du6 e corps d’armee , etait insuffisant pour ceux quenous trainionsä notre suite ; qu’enfin d’autres de-penses urgentes exigeaient qu’on s’empressät d’jpourvoir.
Le marechal jugea que, dansl’etat d’insurrec-tion de la Calice, de simples detaehemens se-Taient insuffisans , qu’il faudrait de fortes colon-nes , et que les troupes etaient trop fatigueespour y etre employees.