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Cependant on etait sans argen!, et ]a yille cleLugo , n’ayant pu payer sa quote-part de la con-tribution mise sur la province pour l’entretiendu 6 e corps, il y avait impossibilite de s’adresserä eile pour suppleer au vide des eaisses.
Cette positioa embarrassante determina le ge-neral en chef ä ouvrir un seeoad eruprunt quiproduisit 124,905 fr., somme bien modique com-paree aux besoins, mais qui fut d’un grand se-cours par le sage emploi qu’on en fit. Les troupesse reposerent et furent alimentees.
On fit venir de la Corogne quelques centainesde paires de souliers , envoyees par le grandquartier general au deuxieme corps , et quietaient arrivees en Galice , apres notre departpour le Portugal . Ce secours etait trop faible;on ne pouvait dans le pavs se procurer des sou-liers dont se passent la plupart des Galiciens , quiportent des expardilles, espece de brodequinsfaits de cuirs non tannes. Cet usage qui etait unobstacle ä ce qu'on trouyät des ouvriers et des ma-tierespour des souliers, donna au marechal l’ideed’engager les soldats ä employer pour chaussurele meme moyen ; et il ordonna ä l’administralionde remettreaux regimensles euirs des bestiaux,qui seraientabaltus pour l’armee.
Le marechal Soult desirait le retour du ma-rechal Ney pour se coneerter avec lui sur lesoperations a executer; il etait instruit que l’ar-naee anglaise n’ayait point depasse Montalegre ,