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La difficulte d’exciter des sentiroens humainsdans les gardiens, ou la quantile d’or neeessairepour leur faire oublier combien ils se cornpro-mettaient, exigeaieut des fonds considerables, ettoutefois, il en fallait encore pour faire embar-quer et conduire les prisonniers dans un port aupouvoir des Francais .
Mais que ne surmonte point le sentiraent deThumanite : dejä les geöliers sont gagnes; ilsfixent la sorame qu’ils exigent pour l’evasion deI’aide de camp, et la somme exorbitante qu'ilsveulent pour celle du general.
Le secret neeessaire pour la reussite de cetteoouvre charitable, forcait ä ne se confier qu'avecune extreme circonspection. La collecte etaitlente; des qu’on eut la somme demandee pourBernard, on parvint ä le faire sortir. Aussitottous les sbires du gouverneur et tous les agensde la junte font les recherches les plus acti-Ves et les plus minutieuses; mais leur zele sefatigua en vain. Non-seulement on reussit ä lesoustraire, on exigea meme de Bernard qu'il sepretät ä une mystification qu’on voulait faire augouverneur, qui etait autant meprise que de-teste (i).
Enfin, on obtint ä force d’argent, d’un capi-
(i) C’etait alors le temps du carnaval ; le gouverneurfut invite ;i un bal masque, ou l’on conduisit Bernard de-^uise.