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leurs campagnes , ont donne de si bons exem-ples äsuivre.
Mais, jhelas ! les conceptions militaires que l’onavait ä Madrid et äToro differaient beaucoup.
A Madrid , on voulait tout couvrir , surtoutla capitale, et pour cela former avec les troupesfrancaises «n reseau sur l’Espagne .
A Toro, on prelerait des masses, des placesfortes, des positions importantes fortifiees pourservir d’appuis et de pivots aux operations degrandes arrnees.
Ces deux systemes etaient diametralement op-poses.
Le marechal Soult demandait qu’au lieu deseparer ses trois corps, on portät son armee de60 ä 70,000 hommes , et qu’on le mit ä meme defaire les sieges de Ciudad-Rodrigo , puis d’Al-meida, places dont il jugeait la possession in-dispensable , pour interrompre les Communi-cations des arrnees espagnoles et anglo-portu-gaises , et pour appuyer militairemenl ses ope-rations en Portugal ; si, pour remplir la täcbequi lui etait imposee, il devait chercher l’armeeanglaise en Portugal .
Au lieu d’adopter ses propositions , une mis-sive de Madrid lui demandait, de detacber destrois corps d’armee 4>ooo hommes pres le ge-neral Bonnet, 6,000 pres du general Keller-mann , pour mettre ces generaux ä meme deo-arder les debouches de la Galice et des Astu-
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