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LECTURES ET ANALYSES DE GÉOGRAPHIE.
11 y a des garnisons à Fez , Maroc , Rabat , Ouclida. Les Melehazni reçoiventde S à 6 francs par mois. 11 n’y a plus de marine de guerre. — Monnaies, jOr : bouthsi ou boutaca = 63 onces ou 10 francs ; doublon = 85 francs ; jArgent : drahem de 10 muzonas = 0 tr ,26; — Billon : le flou ou lion j= 0 fr ,01, toutes monnaies équivoques, informes, mal frappées. — Poids et :mesures : Quinlal ou cantar = 54 kilogr. — Livre = 500 grammes. Pourles longueurs : aune ou codo — 8 tomins ou 0 m ,51; cala = 0 m ,54. —Pour les capacités ; ia fanégue — 56 ut ,39, est subdivisée en mesures pluspetites. — Revenus : 1° Les impôts prescrits par le Coran , VAcliour (dime)fa Zekat (aumône obligatoire) à raison de 2 p. 100 delà valeur des produits; j2° La naiba, ou taille personnelle, très variable et arbitraire, suivant le bon Iplaisir des Ka'ids, pèse sur la population rurale ; Veclya, ou présents jd’usage; la dheyra, ou amendes; la capitation, djezia, prélevée sur lesjuifs, les douanes et péages, telles sont les sources de la fortune du sultanet de ses agents ; il est impossible d’évaluer le budget de l’État marocain.
2» EXTRAITS ET ANALYSES
ÎFe*.
« Fez est formé de deux villes, la vieille et la nouvelle.Réunies au Mellah, elles constituent trois immenses enceintesque séparent de beaux jardins et de riches vergers. La cité ;sainte occupe une superficie considérable. Les rues sont jétroites, sinueuses et généralement obscures. Les différents :quartiers sont de vrais labyrinthes’dont un Européen auraitde la peine à sortir. En dehors des bazars règne un profond !silence. C’est à peine si l’oreille est frappée par la voix gla-pissante du muezzin qui appelle les fidèles à la prière duhaut des minarets, ou bien encore par le bruit argentin dela clochette du marchand d’eau. La ville est divisée en de jnombreux quartiers qui se ferment la nuit par une grande jporte en bois et se gardent ainsi plus sûrement contre lesmalfaiteurs.
» Située à plus de 400 mètres au-dessus du niveau de lamer, elle court de l’ouest à l’est et commence à l’extrémitéd’un vaste plateau. L’oued Fez coule paisiblement jusqu’àce point ; arrivé là, il semble se diviser en deux bras dontl’un, pénétrant dans l’enceinte du palais, en ressort bientôten cascade bondissante par l’angle d’un bastion écroulé et se