s
e
a
e
n
it
is
!ÏÏ
ié
îs
at
GG
;nl
oit
le;
îtc
ii\?
lût
sil,
de
^ue
DOS
jur
ille
ère
de
avs
en,
de-
9ur
lier
obè
lies
QtS
;«ésvise; sevaut
cseî
■eau
otre
97/
l'intérieur de l’Afrique ; c’est de là que s’exportent les princi-paux articles du pays, les dattes, les amandes, les figues, lagomme, l’huile, les plumes d’autruche, les tapis et surtoutles peaux et le cuir connu sous le nom de maroquin. Placéau sud du Maroc , aux portes du désert, ce port est le prin-cipal débouché du nord-ouest de l’Afrique : des sentiers decaravanes le mettent en communication avec les villes inté-rieures, Maroc , Fez et Mequinez, les oasis de Tafilet et d’Aïn-Salah, le Sahara , le sud de la province d’Oran et le Soudan .C’est par ce port que la France et l’Angleterre effectuentpresque tout leur commerce avec le Maroc 1 ...
» . L’étranger débarqué à Mogador ne tarde pas à
s’apercevoir que l’atmosphère a un aspect terne, dû à lasituation de la ville au milieu d’une plaine de sabla ! riesparticules de sable d’une extrême ténuité flottent constammentdans l’air, portées par les vents alizés ; les narines aspirentle sable avec l’air. On a beau clore hermétiquement les appar-tements, l’ennemi se glisse par les fentes des portes et desfènêtres : rien ne l’arrête, et cette perpétuelle invasion dusable est un des plus sérieux inconvénients du séjour deMogador .
» Il paraît d’ailleurs que le climat de cette localité est infi-niment plus sain qu’on ne serait porté à le croire. Le ventdu nord-est y souffle constamment d’avril à octobre, et dis-perse les miasmes morbifiques qui empoisonnent l’atmo-sphère. Ce vent rafraîchit à ce point la température, queMogador , bien que situé à l’extrême sud du Maroc , n’a pointde chaleurs torrides. Les hautes montagnes de l’Atlas protè-gent la ville contre les vents suffoquants du désert. J’auraispeine à croire ce fait qui m’a été certifié, que les étés y sontplus frais que les hivers, si je n’y avais vu au mois d’août desbrouillards intenses qui glacent les os. Le thermomètre mar-
1- « Le nom européen de Mogador dévive, dit-on, d'un saint Maure, Mugdul
* ou Mogodul. Les habitants qui sont très fiers de leur ville l’appellent Showerah,
* c’est-à-dire carrée; elle a pourtant la forme d’un triangle; c’est une cité touten moderne, car elle ne date que de 1760; elle fut construite par un ingénieur
* lançais, Cornut, sous le règne de SidL-Mohammed. n James Richardson. —tes Français bombardèrent Mogador en 1844 et la prirent facilement.