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LECTURES ET ANALYSES DE GÉOGRAPHIE. !
z«it, 1834 m., d 'Ouergla, 1724 m., djebel Roumelia, 1709 m.) ;-le massif de |Traras (pics de Fougal et de Tadjera, 1400 m.); le massif de Tessala on id’Oran (monts Tessala, 1092 m. et Tafaroni (726 m.) ; le massif de Mascara(pic Cherbeni. 630 m.) ; le massif d’Alger formé du djebel Dalira (876 m.i,le massif du Zakkar (monts Gharbi, 1380 m., Chergui, 1527 m.) ; les montsde Blidah précédés du djebel Mouzaîa (1600 m.) et du mont des Beni-Saltli(1 640 m.); l’énorme massif du Djurjura kabyle ( nions Fermtus) entourécomme une ile de l’oued Sahel, de l’oued Isser et de ses affluents et dominé jpar le pic Lella-Kliredidja (2308 m.), d 'Aboukir (2250 m.), de Tizi-Ougoiilmù '(2122 m.), du Tizibert (1760 m.), etc.; le massif de Dira, où naissent lesrivières kabyles, avec ses sommets de Rira (1813 m.î. Kef-el-Akia ■1400 m.), Ke'f-el-Ausour (1 200 m.) ; le massif de Sétif et Hodna, rattaché jau précédent par le djebel Ouennougha et le djebel Kteuf, portant plus dequinze pics hauts de 1200 à 1 900 mètres (le Takoutcht (1 396 m.), leRouandar, le Tamesguida, 1630 m., le Babor et le Tababor, 1 900 m.,1eGvergour, 1 800 m., etc.) ; le massif de Constantine , avec les sommets deFilfila, 700m., Elkantour, 900 m., Thaya, 1200 m., Kaska>\ 1110m., Onnt-selas, 1310 m.; le massif de l'Edough, entre I’hilippeville et Bône (pics deBouzizi (1004 m.), Chaîla, Bellout, etc.); le massif de la frontière tuni-sienne (djebel Gliorra, 1 200 m., monts des Beni-Salah, 950 m., monts deSoukalirras, 1290 m., djebel Mahouna, 1 370mètres.)
2° Entre les plateaux et le Sahara s’étend la chaîne Saharienne, plus ilarge, plus massive, et en général plus continue. Elle commence aux monlstourmentés du Ksel [Bou-Rerga, 1950 m.), et se prolonge par le massif crayemde l’Amour (mont Touila, 1957 m.) et les djebels isolés du Bou-Khaïljusqu’à l’imposant massif de l'Aurès (Aurasius mons) long de 120 kilom.,large de 70, entre Biskra et Batna , creusé de profondes gorges, et dominépar les trois cimes du Touggourt (2 086 m.) couronné de cèdres, duMahmel, 2304 m., du Cheliali , 2312 m. — On y rattache les massifs dudjebel Chechar et de l'Amar-Khadiou.
Cours d’eau; lacs. — « L’Algérie manque d’eau et ses rivières sont sans» importance réelle; aucune n’est navigable, si ce n’est vers l'embouchure,
» ni même flottable; un petit nombre peut servir à l’irrigation, et quelques-» unes seulement ont assez d'eau constante pour être utilisées pour les» besoins de l’industrie. Elles coulent dans des pays ravinés, sans direction» régulière, sans lit, contournant péniblement les montagnes cjui barrent» leurs cours, sans embouchures profondes propices à l'établissement de» ports; elles ont rarement des villes sur leurs bords, et n’appellent ni la» population, ni la culture, ni la civilisation. En hiver, elles entraînent» rapidement des masses d’eau considérables qui les rendent très dange-» reuses; en été, elles sont à sec ou tellement réduites quelles ne méritent» plus le nom de rivières. Leurs bords ne sont pas souvent cultivables, et» elles ne peuvent servir en rien aux communications qu’elles entravent» plutôt; lors des sécheresses, elles deviennent toutes guéables à cheval et» souvent à pied 1 . »
On peut diviser les eaux de l’Algérie en trois versants ; 1° Versant delàMéditerranée ou du Tell: là Tafna. (170 kilom.) qui a des eaux abon-dantes, grossie à droite du Seèdou et de Tisser qui reçoit la Silckah; à gauchedu Tafrent et du Mouilah qui reçoit 1 ’lsly ; — le Rio Salaio; — la Mactmest un des marais où se perdent la Sig et ïllabrah, qui toutes deux sont