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le ‘ retenues par des barrages : — le Chéliff, le plus important des cours d’eau
o de l’Algérie , venu du djebel Amour par Taguin, Zerguin, les marais de
a Kseria, Boghari, Orléansville (695 kilom.). Il est large comme la Seine ou
>, la Garonne pendant l'hiver ; il a les irrégularités de débit et les bancs de
s sable de la Loire. — Il reçoit à droite : l’Hakouin, le Boulait, YOaaran; à
â gauche: le Nahr-ûuassel (170 kilom.), le Beurdeur, retenu par un barrage,
é le F odda, Vlsly (116 kilom.1, utilisé pour les irrigations, le Riou, la Mina
è (195 kilom.). — Dans la Metidja jadis empestée par ses marais croupissants,
« aujourd’hui enrichie par ses eaux courantes, coulent: le Corso, le Boudouaoti,
s la Regliaïa. VIFamis retenu par un barrage, YHarrach (75 kilom.), le Maza-
r /rou, formé par la Cliiffa et le Bjer, le Nador ; — Visser oriental, grossi du
é Zegkrouat; — le Sebaou (95 kilom.), grossi du Sabeur, de la Bougdoura, etc.
e — Le Sahel (210 kilom.), grossi du Zaiun, du Mahrir, torrent sorti des
e , Portes de Fer , et du Bou-Sellam; — VAgrioun; — le Bjt' ttdjen; — le
e i Rimmel (235 kilom.) ou Oued-el-Kebir forme les cascades de Sidi-Mécid,
8 et. reçoit le Rou-Merzoug, le Ilamma, le Smendou, etc. ; — le Sefsaf
(100 kilom.), grossi de la Zeramna; — le Sanendja; — la Seybouset <232 kilom.', navigable à 10 kilom. de son embouchure, grossi de laDon djima, du Zenati, rivière d'llammam - Meskontin ; — la Mafrag; laMedjerda (100 kilom. en Algérie , le reste en Tunisie ) grossi de la Mellègue.
La Sebkha (lac) d'Oran (32000 hect.) est sans, écoulement vers la mer.—Le lac Felzara (province de Constantine ), 14000 hect., est poissonneuxmais malsain; les lacs El-Hout (2367 hect.), El-Oubeira (2 200 hect.),Mêlait (800 hect.'.
2» Versant des hauts plateaux : Les cours d’eau de la haute régiondes steppes vont tous se perdre dans des bassins fermés appelés chotts ousebkhtis, ou guerahs, lagunes salées qui se remplissent à l’époque des pluies.Les principales sont: Province de Constantine : le choit de Tarf, etles trois petites lagunes d 'El-Guelif, Auk-Djemel, El-Marsel, les lacs Beida etlifraitn, la sebkha de Hodna grossie du Barika, du Ksab, du Chellat, etc. —Province d’Alger : le bassin des 7jahrez (Zahrez-Chergui, Zahrez-Rharbi),région inhabitée et désolée. — Province d’Oran : le bassin du chott El-Chergui (MO kilom. sur 20) grossi du Fallet, de l'FFammam, du Guesmir; lechott El-Rharbi, qui est à la fois algérien et marocain .
3° Versant du Sahara : Les omdis ou rivières sans eau du Sahara ,sont « des ravins, des sillons permanents souvent très larges, très pro-» fonds et d’une grande étendue que le temps a creusés dans le sol sablon-» neux du désert. Quand il survient des pluies abondantes sur les hau-» teurs, ces ravins desséchés se remplissent presque instantanément de» quantités d'eau énormes : mais le sol poreux de ces fonds de sable ne» tarde pas à tout absorber, et l’eau de ces torrents disparaît presque aussi» promptement qu'elle est survenue, non pourtant sans laisser après elles» un principe d’humidité qui couvre temporairement le fond des ouadis» d’une herbe épaisse que les chameaux recherchent avidement. Les tribus» sahariennes et les caravanes savent d’ailleurs qu’il suffit souvent de» creuser de quelques pieds le sol des ouadis pour être assuré d’y trouver» de l'eau de bonne qualité, ressource précieuse dans le désert. Les rares» habitants de ces solitudes n'ignorent pas, en effet, que sous le sol incliné" que sillonnent les ouadis, il existe des nappes d’eau courantes, de véri-