ICO LECTURES ET ANALYSES DIî GÉOGRAPHIE,somme comme une machine à vapeur ; il ne produit qu’autamqu'il consomme, et ses mouvements, ses efforts prodigieuxnécessitent une réparation constante de son activité viteépuisée. Aussi la soute à biscuit est-elle toujours ouverte et àproximité du lieu de travail, et le matelot peut en passant,quand il tourne au cabestan, recevoir une galette qu’il mangeen continuant la manœuvre, et que lui fournit celui qui, assisau pied du mât, tient la corde de l’engin. Les meilleurs ma-telots sont payés 300 et 400 francs pour les 6 mois d’été :c’est l’exception; le plus grand nombre est à la solde de300 et même de 200 francs. Ces mangeurs infatigables neruinent pas leurs patrons en nourriture : le coût journalierdes rations est évalué à 50 centimes.
» Les embarcations sont lestées avec des pierres, car lesfilets et les autres objets du bord ne suffisent pointa les placerdans de bonnes conditions de navigation. Elles ont une phy-sionomie particulière, et toujours la même, qui tient à ladisposition des objets nécessaires à la pêche. Leur avant porteau sommet d’un support assez élevé une grosse boule de boispeinte de couleurs vives et qui invariablement est décoréedes figures du Christ, de la Vierge et de quelques saints. Ontrouve aussi presque toujours, au-dessous du support, deuxyeux : « Ils sont là, me disait un armateur, pour indiquer la» clairvoyance du patron dans la recherche des bancs. »
Une coraline a généralement enlongueur -lo m ,20, en largeur3 m ,25, en profondeur ■i m ,40. Armée en pêche, elle coûte enmoyenne :
Bateau gréé.
Solde de l’équipage (6 mois).
Valeur des objets consommés pour la pêche.
Nourriture.
Frais divers.
15083 —
4549 francs
4550 —3205 —2270 —
509 —
Un grand nombre de petits bateaux se livrent aussi à lapêche, mais avec deux ou trois hommes et un mousse ; mais