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L' Afrique : choix de lectures de géographie accompagnées de résumés, d'analyses, de notices historiques, de notes explicatives et bibliographiques / L. Lanier
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412 LECTURES DE ANALYSES DE GÉOGRAPHIE.

» soit grande, mais nous supportons la fatigue. La température» monte, nous avons des journées de 23 et 26 degrés de cha-» leur ; les nuits ne descendent pas au-dessous de 10 à 12 degrés.» Cela nous change de ces jours derniers nous avons eu de» la gelée blanche le matin. Nous sommes pour le moment au» pied dune montagne de rochers énormes, avec une coupure» dans laquelle coule un ruisseau, la première eau vive que» nous ayons rencontrée dans le Sahara ! Il y a des poissons» dans le ruisseau ! »

Quelques jours plus tard, le chef de la mission était fort contra-rié par le manque deau ; il avait sécarter du Sahara centralpour se rejeter vers lest. Il partit avec MM. Beringer et Rochepour explorer les alentours ; le capitaine Masson resta au camp àAmguid avec le reste de la caravane. Arrivé à Inzelman-Tikhsin,M. Flatters envoya, par des cavaliers dOuargla , quil avaitemmenés avec lui, les dernières lettres quon ait reçues de samain. It remontait alors lIgharghar, pour traverser la sebkhadAmadghor et aboutir au puits dAsiou. La sebkha dAmad-glior est située entre le Tassili des Azdjer et le Hogghar surla route qui de Ouargla et de Ghât conduit aux pays Haoussa(Soudan ). Cette route passe sur le territoire de trois des confédé-rations Touareg, les Azdjer à lest, les Hogghar à l'ouest, les Kel-Owiou Touareg de lAïr, au sud. Sauf celle des Azdjer, dont labienveillance était même douteuse, aucune de ce s trois confédé-rations ne pouvait passer pour amie de la France ; celle des Hog-ghar avait donné asile à plusieurs membres de la famille desOulad-sidi-Cheikh, fuyant devant nos armes, et chassés du sud-Oranais.

« Ahitârhen, le chef des Touareg du Hogghar avait bien,comme il lavait annoncé à Ikhenoûkhen, envoyé son parentChillâd et dautres Touâregau colonel Flatters, pour lui servirde guides dans la dernière partie de ce quil convenait alors àAhitârhen de reconnaître comme étant son territoire. Les cha-meliers de la mission étaient des Arabes du Sahara algérien,parmi lesquels beaucoup de Chaamba, serviteurs religieux dela famille des Oulad-Sidi-Cheïk ; le colonel avait emmené uncertain nombre de tirailleurs algériens qui formaient sonescorte. En outre des guides Touareg, ou plutôt des guides