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L' Afrique : choix de lectures de géographie accompagnées de résumés, d'analyses, de notices historiques, de notes explicatives et bibliographiques / L. Lanier
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460 LECTURES ET ANALYSES DE GÉOGRAPHIE,vent les insectes avec une extrême promptitude. Les arbressont couverts de caméléons. Les scarabées et les papillonssont fort rares ; je nai pu me procurer que deux espèces despremiers ; et, parmi les derniers, je nen ai recueilli que dixou douze, dont une seule grande. En revanche, les fourmiset les termites sont innombrables; ces insectes dévorenttoutes les étoffes, si lon na pas la précaution de les fermeravec le plus grand soin. Ils ont malheureusement pénétrédans un paquet de plantes du désert dont javais fait unecollection, et les ont anéanties. Il y a enfin une grande quan-tité de serpents venimeux et de scorpions, ainsi que de cra-pauds, dont plusieurs ont quatre ou cinq pouces de diamètre.Les éléphants et les hippopotames sont très communs versle lac; jai souvent vu ensemble vingt ou trente de ces der-niers pachydermes. Les lions et les léopards sont plus rares;je nai pas vu de lions, mais jai entendu leurs rugisse-ments, et jai rencontré tout récemment un beau type deléopard. Jallais le tirer à trente ou quarante pas, lorsquilmaperçut et se sauva dans un impénétrable fourré dacacias.Les sangliers sont très nombreux et se creusent des terriersdans les bois. 11 y a aussi beaucoup dantilopes et parti-culièrement de gazelles. Les buffles sauvages fréquententles bords marécageux du lac, et sont très recherchés pourleur chair et leur peau ; mais la chasse en est dangereuse. Unbuffle que javais blessé avec une balle, revint sur nous toutà coup, attaqua mon monde qui déjà se félicitait de la vic-toire, tua deux chevaux et blessa un de mes hommes trèsgrièvement ; un autre, que nous rencontrâmes sur la route,à environ cinquante milles de, se jeta à travers la cara-vane, et, voyant sa marche arrêtée par la longue file deschameaux, se précipita sur lun deux, le renversa, et leblessa si dangereusement que nous fûmes obligés dabattrece pauvre animal le lendemain.

« Les dames noires de ce pays arrangent leurs cheveux entresses innombrables, employant pour cela une quantitéincroyable de beurre, et elles rassemblent le tout au milieude la tète, au moyen dun peigne, ce qui donne à leur coif-