492 LECTURES ET ANALYSES DE GÉOGRAPHIE.
Administration et gouvernement. —L’administration est entre ies mainsd’un gouverneur assisté : d’un directeur de l'intérieur, d’un chef du servicejudiciaire, d'un commandant supérieur des troupes, d’un commandant de lamarine, d’un chef du service dé santé, d’un trésorier-payeur, d’un inspecteurdes services administratifs et financiers. — Le Sénégal est représenté à laChambre par un député. — A la tète des territoires des rivières du sud, estun lieutenant-gouverneur résidant à Ilenty, et relevant du gouverneur deSaint-Louis. — Un conseil privé est placé à coté du gouverneur qui le pré-side, il se compose des chefs d’administration et de deux notables nomméspar le gouverneur. — Un conseil général de seize membres élus par lesuffrage universel (dix à Saint-Louis , six à Gorée ), est investi des mêmesattributions qu’en France . — Il n’y a que trois communes au Sénégal ;Saint-Louis , G orée-Dakar, Rufisque .
2° Colonies anglaises.
Les Anglais sont établis sur la Gambie . — Superficie, 119 kilom. car. —Chef-lieu Sainte-Marie de Bathurst (7 000 hab.), située sur l’ile de Sainte-Marie à l'embouchure de la Gambie , par 13° 28’ de lat. N. — Les autrescomptoirs sont : Fort-James, Albreda, ancien comptoir français cédé à l’An-gleterre en 1857, en échange de Portendick ; — Fort-Georges, îles Mataconget Cortimu. (Pour l’administration, Y. chap. de la Guinée .)
3“ Colonies portugaises.
Les Portugais possèdent les comptoirs de Zighinchor, sur la Casamance,de Caclteo (2 000 hab.) et Farim (S00 hab), sur le rio Cachéo ; — de Bissao ,sur le rio Geba: Boulama dans l’ile de ce nom (4000 bab.). •
III. — GÉOGRAPHIE ÉCONOMIQUE.
Productions. Minéraux : il y a de riches mines d'or dans le Iîam-bouk el le Tambaonra; on le trouve dans les terrains d'alluvions formés desable, de cailloux qnarlzeux et d’argile schisteuse. Le gouvernement ena fait commencer l'exploitation et a dù y renoncer à cause de l'insalubritédu climat. Les noirs la continuent à leur façon, mais sans grand profit.— Végétaux . Depuis 1874 une société d’agriculture a été fondée et s’efforcede développer et de ranimer l’agriculture en souffrance. Les progrès sontlents, mais continus : arachides, café, huile et amandes de palme, plantesoléagineuses, gomme, caoutchouc, poivre, piment, colon, henné, dourah, riz,tabac, canne à sucre, forêts de baobabs, tamariniers, palmiers, arbres à beurre ,,bois de constructions ou de teinture. Animaux domestiques : bœufs, chèvres,moutons, abeilles : Animaux sauvages, crocodiles, hippopotames, lions, léo-pards, éléphants, chacals, hyènes, sangliers, singes, gazelles, autruches, per-roquets, marabouts, fourmis, termites, reptiles peu nombreux, poissons abon-dants sur les côtes.
Industrie. — Les indigènes méprisent les professions industrielles quisont, à leurs yeux, déshonorantes. Les seules fabriques sont quelques brique-teries et fours à chaux dans les environs de Saint-Louis. Certains indi-