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L' Afrique : choix de lectures de géographie accompagnées de résumés, d'analyses, de notices historiques, de notes explicatives et bibliographiques / L. Lanier
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LECTURES ET ANALYSES DE GÉOGRAPHIE.

Monnaies. Le gouvernement égyptien na quune seule monnaie, inva-riable et obligatoire, cest la piastre au tarifz = 0 fr ,259; il emploie aussi,pour les comptes de ses budgets, la livre égyptienne = 25 fr ,923. Le com-merce emploie la piastre courante Ob',143, la' bourse (kisèh) = 500 piastresou 129 fl ',62, le Trésor =1110 bourses ou 12962 francs. La monnaie decuivre indigène est le para; 40 paras = une piastre courante. La monnaieen circulation varie à linfini et na pas de valeur régulière. « LEgypte,>> dit M. Girard, est le rendez-vous des monnaies du monde entier, et» les pièces du pavs même sont peut-être celles que lon y rencontre le» moins; thalaris de Marie-Thérèse, colonates espagnoles, piastres mexi-» caines, roupies indiennes, dollars américains , roubles de Russie , rixda-» 1ers de Suède , sequins dAutriche , thalers, florins zwanziger dAllemagne ,» lires italiennes, monnaies d'Angleterre et de France , depuis la livre» sterling jusquau penny et du Napoléon à la pièce de 10 centimes, rieni> ny manque. Cest un amalgame dont les sarrafs (changeurs) ne savent» que trop profiter aux dépens des étrangers et de la morale. »

Budget . Recettes {e n 1883), 8804621 livres sterling (220115675 fr.); dépenses, 8 581918 livres sterling. Dette publique : 91161220 livressterling (2429 030 500 fr.).

RÉSUMÉ HISTORIQUE

Antiquité. « LEgypte est laïeule des nations policées, lainée» de la civilisation. Dès que lon entreprend de grouper et de présenter,» dans l'ordre même de leur développement historique, ies grands peuples» de l'antiquité, dès que lon cherche à déterminer la part qui revient à» chacun d'eux dans l'œuvre commune de travail et de progrès qui sest» continuée, par leurs efforts concertés et successifs, jusquà lavènement» du christianisme et jusquà la formation du monde moderne, on se sent» comme contraint de commencer par l'Egypte . » (G. Peuuot, Histoire delart dans lantiquité, tome 1 er , page 1.)

M. Mariette place vers le cinquantième siècle avant lère chrétienne lavè-nement du premier roi historique, Ménès. Les égyptologues contemporainsont démontré que les Grecs avaient eu tort de chercher en Ethiopie leberceau de la civilisation égyptienne : cest le contraire qui est vrai. « Ce» sont les Egyptiens qui ont remonté le Nil pour fonder en Ethiopie des» villes, des forteresses et des temples ; ce sont eux qui ont propagé la civili-» sation égyptienne au milieu des tribus de nègres sauvages. Lerreur pro-» vient de ce fait quà un certain moment de lhistoire dEgvpte les» Ethiopiens y ont joué un rôle important... Les monuments tes plus» anciens, les Pyramides, se trouvent au nord, dans la liasse-Egypte, vers» la pointe du Delta. Plus on se rapproche des cataractes de l'Ethiopie ,» plus les monuments perdent le cachet de lantiquité, plus ils portent la» marque de la décadence de l'art, du goftt et de la beauté. Enfin l'art» éthiopien lui-mème, tel quil se révèle dans ses monuments encore exis-» tants aujourdhui, manque tout à fait doriginalité. Pour tout ce qui» regarde les sciences et lart, lEthiopie ne sest pas élevée au-dessus» dune imitation superficielle et grossière de la civilisation égyptienne . »(Buugsch, Histoire de lEgypte , page 6.)

La civilisation a donc remonté, et non descendu le cours du Nil . « La