COTE ORIENTALE. BASSIN DU ZAMBÈZE . 701
pas ses ravages 1 ; buffles, éléphants, rhinocéros, hippopotames, lions, léopardsen grand nombre, antilopes, é(aus ; les poissons abondent dans les lacs etles rivières. — Industrie , presque nulle. — Commerce. Avec l’intérieur del’Afrique , il est gêné par le manque de routes, et les Portugais redoutentla concurrence anglaise ; toutefois un chemin de fer est en construction deLorenzo-Marqués à \n frontière du Transvaal (70 kilom.). La valeur des ex-portations (ivoire, écailles de tortues, cire, peaux, cuirs, gomme, bois,graines, huile, riz, etc.) est d’environ 7 millions ; celle des importations(verroterie, laiton, tissus, armes, charbon, pétrole, fer, quincaillerie, vin,thé, eau-de-vie), de 9 millions. Le Mozambique est mis en relations avecAden et le Cap par deux compagnies anglaises.
Bassin du Xamltèzc.
1° RÉSUMÉ GÉOGRAPHIQUE
Au nord-ouest, la ligne d e partage entre le Zambèze et le Zaïre ou Congo n'est marquée que par une longue suite de plaines qui sont inondées pendantles saisons des pluies ; entre le Zambèze et le Couanza, elle est forméepar la chaîne des collines de Mossamba (Cameron) ; — au sud, le montMatoppo isole le bassin du Zambèze du Limpopo , et les plateaux de Sofala resserrent son cours inférieur ; — au nord, Je Monakadze le sépare desaffluents du lac Lohemba; les chaînes de Loltinga , de Lotos a, de Tdiüone,contournent la région lacustre du Loualaba ; — les chaînes de Kondi ou deLivingstone (2682 mètres, suivant Elton et Cotterill), au nord et à l'estdu lac tfyassa ; le T chambi (i 682 mètres) et les monts de Kirk à l'ouestde la rivière Chiré, enferment son bassin dans la partie inférieure de larive gauche.
Le Zambcze (3100 kilom.) est par excellence le fleuve de Livingstone ,
1. La mouche tsetsé est un des plus épouvantables fléaux do l’Afrique australe et équatoriale, un des obstacles les plus dangereux à la colonisation. Elle exerceparticulièrement ses ravages dans le bassin du Zambcze, dans la colonie du Cap ,dans la région du Tanganyka, et sur la côte orientale. Bruce la signalait déjà enl/ 'O, en Abyssinie ; Burton, Baker, Livingstone, Cameron, Stanley, Baincs, Bald-win, Serpa Pinto , etc., ont tous eu à souffrir de scs atteintes. Elle se tient dans lesroseaux et les broussailles au boçd des marais. Sa couleur est pareille à celle de1 abeille, ses ailes plus longues que son corps; cllo a le ventre rayé de quatreraies jaunes; une trompe une fois plus longue que son corps, divisée en troisparties ; sa piqûre venimeuse est toujours mortelle pour le chien, le bœuf et lecheval, qui succombent au bout de quelques jours ou de quelques semaines.L homme, les animaux sauvages, et les animaux domestiques, tant qu’ils sont àw mamelle, sont indemnes ; l’àne, la chèvre et le mulet jouissent du même pri-v dege. Livingstone a perdu dans son voyage chez les Banajoas 43 bœufs piquéspar une vingtaine de tsetsés ; Philippe Broyon en a vu périr 36 de la même façonentre Kiora et Mpouapoua; en 1S63, dans les seules possessions portugaises duLongo, 20000 tètes de bétail moururent de la tsetsé. Un n’a pu trouver jusqu’àJ° ur . aucun remède à ce mal. (V. sur la tsetsé une intéressante notice de^ Bainier, dans lo Bulletin de la. Société de qéoqraphie de Marseille .min 1S78.) y J ■r t