LE CAP. 789
les Arabes ), de couleur bronzée plutôt que noirs, habitant des Kraals ouvillages fortifiés, ignorants, superstitieux, fétichistes, chasseurs et pasteurs,vivant isolément sous des chefs. — Les principales de ces peuplades, quine paraissent pas avoir des origines communes, sont : à l’est : 1° les nom-breuses tribus de la nation des Bejouanas, chez lesquels les mission-naires ont fondé les établissements de Kourouman , de Hotito, Litakou,Kolobeng; Skoshong; les ilakololos, Barotsè, Banyais, sur le Zambèze , etc.;
— 2° les nations Hottentotes, ou Quaîqua, divisées en Namaquas,Koronas, Boschimans ou Bushmen , Griquas; leur pays renferme du fer et ducuivre ; — 3° les Ovampiens ou Cimbébasiens établis sur le littoral,au sud de la Guinée portugaise, Ovampos, Ova-IIereros, Damaras , Namaquas,
— tribus pastorales et peu sédentaires. Les Anglais se sont établis surcette cote dans la baie Walfisch, dans l’ile Itschabo, à Angra-Pequenna.
Le Père Duparquet évalue l'ensemble de tous ces territoires à 1 million248000 âmes, ainsi réparties : Damaraland et Kalahari , US000 ; — Nama-qmland et Betjouanas, 170 000 ; — Ovampos, Bakoubas, Barotsés, Nanos,960 000 âmes.
RÉSUMÉ HISTORIQUE
LE TRANSVAAL
Tous les Boërs ne se résignèrent pas aux conditions imposées par l’An-gleterre après l’annexion de Natal. Un grand nombre résolurent de fuir denouveau au désert. L’émigration recommença sous la conduite d’AndréasPrétorius, irréconciliable ennemi de la Grande-Bretagne. Les Boërs fon-dèrent au nord du Vaal Potchefstrom et Klerksdorp. L’Angleterre les ypoursuivit, vainquit Prétorius à Boom-Plaats, mit sa tète à prix, mais neS'empêcha pas d organiser l’Etat libre du Fleuve-Orange (1848), et la Répu-blique de Transvaal dont il fut le premier président. — A sa mort, son filsPrétorius II, fut élu à sa place, et bâtit sur le versant de la mer desIndes une nouvelle capitale qui reçut le nom de Pretoria , en l’honneur dufondateur de la République . Pendant les années qui suivirent, des guerresatroces éclatèrent entre les Boërs et les indigènes : Prétorius II, qui n’avaitni les passions étroites, ni l’intolérance fougueuse de son père, tenta deréunir l’Etat d’Orange au Transvaal . Il échoua, et se démit de ses fonctions.--Sonsuccesseur, le"clergyman Burgers, essaya par des réformes utiles etcoûteuses d’assurer l’indépendance de ses concitoyens. Mais il maintint l’es-clavage, et continua à faire aux indigènes une guerre implacable. — Legouvernement anglais saisit cette double occasion pour intervenir dans laRépublique du Transvaal .
Un commissaire anglais , sir Theophilus Shepstone , se rendit à Preto ria , sur l’ordre de son gouvernement, avec un faible corps de cavalerie. Lesinstructions données k'Shepstone ne lui enjoignaient pas de prendre posses-sion du pays; mais elles étaient conçues de façon à justifier l’annexion, sielle était consommée. Le diplomate armé séjourna deux mois à Prétoria , etproposa l’annexion au Volksraad. Quelques pétitions des habitantsl’appuyèrent; mais l’assemblée protesta. Sir Theophilus passa outre, et dansune proclamation datée de Prétoria , 12 avril 1877, déclara que « le terri-