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S02 LECTURES ET ANALYSES DE GÉOGRAPHIE.
mailles de 2 à 3 millimètres pour la débarrasser de la poussièreet la mettre en état d’être triée. On la verse alors sur des tablesautour desquelles les hommes sont rangés avec des espèces deracloirs faits de morceaux de fer-blanc ou de débris de vieuxseaux ; chacun plonge son racloir dans la masse et attire à luiune certaine quantité de terre, une bonne poignée à peu près,que du même mouvement il étale de manière à voir d’un seulregard s’il s’y trouve des diamants. La sûreté de coup d’œilqu’on acquiert avec l’habitude finit par rendre ce travail beau-
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lloute des mines de Kimberiey.
coup moins minutieux qu’il ne paraît au premier abord, à cepoint que les nouveaux venus en voyant le mouvement de va-et-vient continuel du bras, ne peuvent croire à la possibilitéd’un triage fait aussi vite. Cependant il est difficile de laisserpasser un diamant à moins qu’il ne soit très petit, car ce cristal,quoique ne jetant aucun feu à l’état brut et n’ayant aucunecouleur, saute aux yeux d’une manière étonnante au milieu desterres et des graviers, et, chose remarquable, il est toujourspur, même dans la poussière, qui ne s’y attache jamais etsemble le respecter. Malgré ces conditions favorables, les terres