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L' Afrique : choix de lectures de géographie accompagnées de résumés, d'analyses, de notices historiques, de notes explicatives et bibliographiques / L. Lanier
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804 LECTURES ET ANALYSES DE GÉOGRAPHIE.

seffectue dans des charrettes à peine jointes, ou provenant dessables dont on se sert comme de gravier dans les tentes et ailleurs.

» Les champs diamantifères sont divisés en deux catégo-ries : les mines de rivières et les mines sèches ( dry digtjings).Aux mines de rivières, les diamants se trouvent sur les bordset dans le lit des cours deau au milieu de pierres dune grandevariété : calcédoines, agates, olivines, grenats rouges et verts,granits, feldspaths micacés décomposés, tufs, schistes alumi-neux contenant des pyrites de fer, micas, aragonites. Cespierres, aux couleurs vives quelquefois, égaient la vue et em-pêchent la monotonie du travail. Aux mines sèches, les dia-mants gisent au milieu des sables et des terres dalluvion, parmides calcaires de toute sorte, des grenats, péridots, schistes,micas, etc.

» Toutes les mines sèches sont situées au milieu de vastesplaines incultes, si plates et si unies que la vue peut sétendredans toutes les directions sans rencontrer autre chose quunhorizon qui par sa régularité tranche sur le ciel absolumentcomme celui de la mer ; cest à peine si de loin en loin on yaperçoit quelques arbres isolés appartenant invariablement à lafamille des mimosas ; pas deau, pas de terre végétale, rien enun mot qui puisse donner à penser que ces régions, privées dotoute condition dexistence, soient faites pour être habitées parlhomme. La terre végétale, terre à briques, rouge etfine, sans pierres, a une épaisseur qui varie de 0 m ,10 à3 mètres, mais ce dernier chiffre est une exception. Quoique lesdiamants ne se montrent en abondance que dans quelques bas-sins, il est reconnu quil en existe dans toute la région situéeaux environs du fleuve Vaal. » (Desdemaines-IIugon, Les minesde diamants du Cap. Revue des Deux-Mondes , l or juin 1874.)

Au temps de la domination hollandaise, tous les minéraux précieuxappartenaient à lEtat; ils étaient placés sous sa tutelle directe. Aujour-dhui la même loi existe, mais lEtat accorde, moyennant un droit de pa-tente, lautorisation de chercher des diamants (to prospect). Le gouverne-ment du Cap a divisé la zone diamantifère en carrés formant des conces-sions ou daims, de 31 pieds anglais de côté ou 9G1 pieds carrés pour lasurface totale. Les premiers possesseurs firent assez rapidement fortune etrevendirent leurs daims, soit en entier, soit par parcelles. Les nouveauxacquéreurs creusèrent des tranchées de plus en plus profondes, entamantles terres dans tous les sens sans les étayer, et causant d'effroyableséboulements qui bouleversaient les concessions voisines. Lexploitation pardaims devint de plus en plus difficile; les propriétaires de ces daims seréunirent et formèrent des. associations. Sous la direction de M. Jules