Buch 
L' Afrique : choix de lectures de géographie accompagnées de résumés, d'analyses, de notices historiques, de notes explicatives et bibliographiques / L. Lanier
Entstehung
Seite
818
JPEG-Download
 

818 LECTURES ET ANALYSES DE GÉOGRAPHIE.

des marais. Les sources sont abondantes et les eaux de bonne qualité. Laprincipale rivière, est la rivière du lort.

Climat. Le même que celui de la côte orientale de Madagascar (4- 21<> à + 37° centigrades en janvier et février). Deux saisons, pluvieusede novembre à avril, sèche d'avril à novembre. La chaleur et lhumiditésont favorables à toutes les cultures coloniales. « La France a, dans la» possession de Sainte-Marie, le plus joli petit établissement que lon puisse» voir et la position militaire la plus heureuse, à légard de la côte orientale» de Madagascar . Cest la forteresse naturelle qui commande toute cette» plage. Un port se creuse au centre même de cette petite île dans sa« partie occidentale. Lintérieur du bassin présente un riant paysage; des» plans inclinés, chargés dune végétation tropicale, descendent dans une» mer bleue et calme, emprisonnés par des collines; deux petites îles,» jetées çà et sur ses bords, ressemblent à des pyramides de verdure.» L'eau dort dans cette enceinte tranquille en réfléchissant les bois et les» rochers dalentour : on dirait un décor dopéra. Ici, une jetée en corail» blanc s'avance vers lilot Madame et permettrait, à l'aide d'un pont-levis» ou tournant, de fermer totalement lentrée du port. Sur le rivage de la» baie qui précède le port se déploie le village allongé dAmboudéfout,» avec ses haies de natchoulis et une longue avenue de manguiers. Une» aiguade, alimentée par un ruisseau, y verse sans cesse une eau limpide» et pure. » (D r Yixsox, Voyage à Madagascar , page 480.)

Historique. Le 5 juillet 1750, la Compagnie française des Indes obtintdo Itéti, fille du roi de lile, Ratzimilao, la concession (le Sainte-Marie. Ellefut négligée jusqu'en octobre 1821, une expédition, chargée de tenter unessai de culture par les indigènes, y débarqua et en reprit possession.Depuis ce temps, la France ne la pas abandonnée.

La principale baie de lile est Port-Louis . A' lentrée se trouve lilotMadame ou Louguez, long de 300 mètres, large de 123, siège de ladmi-nistration, défendu par des batteries et des forts. Une jetée en pierres sèchesréunit à la côte de Sainte-Marie lile aux Forbans.

Gouvernement et administration. Par décret du 27 octobre 1876,Sainte-Marie de Madagascar a été rattachée à la Réunion ; elle est admi-nistrée par un résident placé sous lautorité du gouverneur. Le résident estjuge civil, juge de simple police et juge correctionnel. Pour les crimes etdélits, lile dépend de la Cour dassises de Saint-Denis.

Instruction publique. Deux écoles, lune de garçons, lautre de filles:(dépenses annuelles 8250 fr.). Culte : Le service, fait jadis par la mis-sion de Madagascar , est actuellement confié à des prêtres séculiers envoyéspar la métropole. Productions : Quelques forêts (20 à 30 000 hectares)contenant de bons bois de construction; plaines couvertes de ravenalles.0n a introduit à Sainte-Marie la canne à sucre,, le cacao, le girofle, le café,des légumes et fruits très variés, qui se sont vite acclimatés. La ramée,récemment introduite, pourrait être substituée au raphia pour la confectiondes tissus à lusage des indigènes. Population : 7177 individus(3492 hommes, 3685 femmes); population flottante25 personnes. En 1879,200 naissances et 126 décès ; en 1880, 191 naissances et 255 décès (suitedune épidémie de coqueluche). Commerce (en 1882) : Importations,181602 francs. Exportations, 110 000 francs. Entrés 326 navires français jaugeant 9 300 tonneaux, et 117 navires étrangers de 737 tonneaux.Sortis, 308 navires français de 9400 tonneaux, et 160 navires étrangers de654 tonneaux. Budget, 62 050 francs fournis par la métropole .16000 francs dimpôts locaux.