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Rapport de l'envoyé extraordinaire de la Confédération suisse au Brésil : (du 6 octobre 1860) / Monsieur de Tschudi, au Conseil fédéral sur la situation des colons établis dans ce pays
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Les coious de cette fazenda réclament vivement contre la Com-mission de 10,000 H. dont leur compte a été débité, avec dautantplus de raison qu'ils sont au service de la maison qui les a importés.

Les évènements qui se sont passés sur cette propriété eu 1857,sont trop connus du Gouvernement Impérial pour qu'il soit besoin denfaire mention ici. Jajouterai seulement que les Suisses de cette co-lonie y sont depuis cette époque continuellement eu butte aux injus-tices et lâches persécutions de leur Directeur, qui apparemment es-père par ces moyens les faire sortir de leurs devoirs, pour avoir ledroit de les qualifier de colons de mauvaise nature et ainsi justifierles procédés quil eut contre eux en 1857.

Afin de ne pas être accusé de partialité, je ne parierai poiut desnombreuses plaintes et réclamations que me firent ces colons. Danstoutes les autres fazendas, ayant entendu tes deux parties, j'ai pu meformer une opinion juste de la situation; mais quant à Ibicaba je con-nais les accusations des colons sans la défense du propriétaire.

S. Jeronimo de Mr. le Sénateur Luiz Antouio de Souza Queiros .Cette fazenda est bien dirigée et les contrats y sont strictement exé-cutés, toutefois les colons se plaignent amèrement de lemployé, quipeu de temps avant était à la tête de la colonie.

Morro Azul de Mr. Alferes Joaquim F. de Camargo .

Les sept familles Suisses expulsées par la maison Vergueiro etOie. de ses établissements, se trouveut sur cette colonie. Le proprié-taire est aussi satisfait de ces colons que ces derniers le sont du pre-mier. Ce fazendeiro n'a voulu, fournir que peu de vivres la premièreannée, et quoique les colons aient souffert de cette circonstance, ilssont aujourd'hui contents de navoir pas augmenté leurs dettes.

Palmira de Lourenço Franco da Rocha. Cinq familles Suisses vivent contentes sur cette propriélé, à lexception dune dont le chefa perdu par accident les deux yeux.

5. Municipio de S. Joao do Rio Clara.

Sur la fazenda Angelica de la maison Vergueiro et Cie. les co-lons se trouvent dans de meilleures conditions, ce quon attribue àune Direction plus juste et plus humaine.

Birg et Comitinga. Ces deux colonies nont jamais prospéré aussibien par la faute du fazendeiro que par celles des colons, auxquels ilfut fait des promesses qui ne se sont jamais réalisées. Cest pour cemotif, que les colons cessèrent de travailler pendant lespace de plusdune année, le fazendeiro aigri de cette oisiveté refusa de livrer desvivres. Aujourdhui, quoique les plus grandes difficultés soient aplanieset les relations entre les parties bien améliorées, létat de ces coloniesnest pas lrès-satifaisant. Ces établissements apparliennent à Mr. leDr. José Elias Pacheco Jordao.