GRANDE-BRETAGNE ET IRLANDE . 3)
mier massif renferme les sommets du Ben Lomond, du Ben More (1164 m.),du Ben Lui , du Ben Lawcrs (1212 m.) et l'énorme mont isolé du BenCruachan (1116 m.); — le second, plus long et plus puissant, entre lesvallées de la Spean, du Spey et du Tummel, part du Ben Nevis , sommetculminant de toute la Grande-Bretagne (1 343 m.) et porte le Ben Aider,le Ben Dearg et le Cairn Celar (1021 m.), où il se divise en deux bran-ches entre lesquelles s’ouvre la vallée du Dee; sur la première branche,le Ben Macdui (1309 m.), le Cairn Gorm (1248 m.), le Ben Mor-ven (878 m.), le Ben Bennis (837 m.), etc.; sur la deuxième branche, leGlash Meal (1 067 m.), le lieen (969 m.), le Battack (780 m.). — Le troi-sième massif, beaucoup moins élevé, entre le Glenmore et le Spey, estformé par la chaîne des Monadh liadh. — 3° Groupe septentrional ouNorthern Highlands. Au delà des lochs et de la profonde coupure duGlenmore, le massif granitique du nord se compose de plateaux irréguliers,qui s’abaissent, en pentes allongées, vers la mer du Nord , et finissent, enescarpements abruptes, sur la côte de l’Atlantique. C’est là que se dressentles grands sommets : Ben Attow (1220 m.). Ben Derag (1115 m.),Ben More (1000 m.), Ben Hee (871 m.), et le solitaire Ben Wy-vis (1043 m.), à l’ouest de la baie de Cromarty. — La chaîne appelée Ordof Caithness et Morven Hills (400 m.) sépare, au nord, les comtés deCaithness et de Sutherland. « Quoique plus tasses, les montagnes du nord» ne sont pas d’un aspect moins sauvage que les Grampians . Même dans» les grandes Alpes , il est peu de sites qui aient plus de sévère tristesse» que les hautes vallées de Ross et de Sutherland. Les Alpes ont du moins» la fraîche verdure de leurs pâturages, et, plus bas, leurs bouquets de sa-» pins; la plupart des montagnes du nord de l’Ecosse ne sont revêtues» que de landes et de tourbières aux nuances sombres ou d’un gris terne ;» des eaux noires emplissent les vallées étroites, semblables à des puits;» le brouillard, qui rampe presque toujours le long des pentes, fait appa-» raitre et cache tour à tour les crêtes des rochers qui, tout à coup, entre-» vus dans les vapeurs, semblent grandir comme des fantômes, puis» s’abaissent de nouveau. La solitude immense donne à la nature envi-» ronnante quelque chose de formidable. » (E. Reclus , l’Europe du Nord-Ouest, p. 683.)
Cours d’eau; lacs. — La disposition des montagnes ne laisse place à au-cun bassin fluvial étendu, mais les cours d’eau sont fort nombreux. —i° Versant oriental (mer du Nord ) : la Tweed (1S4 kilom.), venue duHart Fell, grossie du Teviot; — la Tyne finit près de Dunbar; — laLeith finit à Leith, port d’Edimbourg ; — le Forth (138 kilom.), issu duBen Lomond (Stirling, Alloa et Kincardine, à gauche; South Quoensferry, àdroite), a un cours d'eau sinueux et un magnifique estuaire de 30 kilom. ;il est navigable jusqu’à Stirling, reçoit à gauche le Teilh (150 kilom.); —le Tay (175 kilom.), issu du Ben Lui, traverse les lochs Dochart et tay,arrose Perth , où il devient navigable, grâce à la marée, et finit par unestuaire de 19 kilom.; il reçoit, à droite, VEarn, à gauche, le Tummel etson affluent le Garry; — le*Dee, venu du Ben Macdui (140 kilom.), finità Aberdeen ; — le Spey, 154 kilom. (Garmouth); — le Lossie (Elgin ,Lossiemouth) ; — le Ness, sorti du loch Ness , finit à Inverness , etc.—2° Versant septentrional (Atlantique) : le Thurso finit à Thurso ; —l 'Halladale, à Skerry; — le Naver, issu du loch Naver; — le More,sorti du lac Hope, etc.; — 3° Versant occidental (Atlantique et canaldu Nord); le Lochy, déversoir des lochs Oich, Garry, Arkaig; — laClyde , le premier' fleuve de l’Europe qui ait porté un baleau à va-