GRANDE-BRETAGNE ET IRLANDE . 05
Iiarra, encaissé entre de hautes falaises et des rochers à pic : « Les cavités» naturelles et les grottes qui s’ouvrent dans les tocs ont souvent offert un» asile à plus d’un outlaw et d’un proscrit politique. Au centre du lac, une» petite île boisée se relie au rivage par une chaussée grossière, et les pèle-» rins y vont visiter l’ermitage habité jadis par saint Fionn Bar, l'apôtre de» Cork et de toute cette contrée. En souvenir de l’ermite, le Gougane Barra» est souvent appelé le Saint-Lac, et on attribue à ses eaux une vertu mi-» raculeuse. Chaque année, à une certaine époque, on y vient baigner les en-
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» fants difformes et les bestiaux malades. » Vers le sud-ouest se dressent lesmontagnes abruptes et rocailleuses de Glengariff, qui enferment entre leursparois escarpées le torrent bruyant et profond du Glen. Celui-ci va se perdreavec fracas au fond de la baie de Bantry. Les souvenirs français abondentsur cette côte de l'Atlantique, en face des îles nues ou verdoyantes où leregard s’étend. En 1G89, le lieutenant général Château-Renaud, escortantun convoi qui portait aux Irlandais des soldats, des munitions et de l’ar-gent, y déjouait les manœuvres de l’amiral anglais Herbert, et mettait lamoitié des vaisseaux ennemis hors de combat. Moins heureux, Hoche, guidépar le fenian Théobald Wolfe Tone , y fut assailli par la tempête, et lesIrlandais ne rallièrent pas les débris de cette armada équipée pour le salutde l’Irlande .