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L' Europe (sans la France) : choix de lectures de géographie accompagnées de résumés, d'analyses, de notices historiques, de notes explicatives et bibliographiques / L. Lanier
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GRANDE-BRETAGNE ET IRLANDE .

construits sur l’emplacement de l’hôpital de ce nom, et de 1250 maisonshabitées par 11300 personnes, qui durent déménager pour leur faire place.Ils.couvrent 9 hect. 60 ares, et ont coûté 42 millions; ils ont été con-struits en un an (1827) par l’ingénieur 'l'elford et l’architecte Ilardwicke. —Les docks de Londres, commencés en 1805 par l’ingénieur Rennie, couvrent30 hect., dont les bassins occupent 14. Ils ont coûté 100 millions, reçoiventplus de 50 000 bâtiments par an, et payent au fisc 325 millions sur lesseules marchandises qui sortent de leurs bassins. On peut emmagasinerdans leurs entrepôts 280 000 tonnes de produits, et, dans leurs caves,87 000 pipes de vin. L’entrepôt réservé aux tabacs peut contenir 24000 bou-cauts, valant 120 millions. Ces docks emploient 3000 hommes de peine et400 commis. — Les docks des Indes occidentales ont une superficie de119 hect.; construits de 1800 à 1804 par William Jessop , sur l’ile desChiens, ils peuvent recevoir 400 navires; on y a vu emmagasinés à la fois:148000 boucauts de sucre; 78000 barils et 433000 sacs de café; 35000 pipesde rhum et de vin de Madère; 14 000 billes d'acajou; 21000 tonnes de boisde campèche, sans parler de quantité d’autres marchandises. En 1868, aété ouvert, sur la même île, le dock de Millwall . — Les docks des Indesorientales (1803-1806), moins étendus, appartiennent à la même compa-gnie que les précédents. — Les docks du commerce (jadis docks du Groen-land ), inaugurés en 1807, servent surtout d’entrepôts aux cargaisons debois de la Baltique, des pays du Nord, et aux blés. Il en est de même dudock de Surrey . — Les docks Victoria, les plus éloignés de la ville, sontde construction plus récente (1855). Ils contiennent ordinairement pour100 millions de marchandises, et sont pourvus d’un outillage perfectionné.Les terrains marécageux de Plestow, ou ils s’élèvent, sont devenus un desfaubourgs les plus actifs de Londres , celui.de Halleville. On les a complé-tés par la création du dock Albert inauguré au mois de juin 1880. —Tousces docks réunis couvrent une surface d’eau de 225 hect.; ils ont reçu en1879 66000 navires de tout pavillon, jaugeant ensemble 15 millions detonneaux, dont 10 pour la grande navigation étrangère et coloniale . Lecommerce total du port s’est élevé environ à 4 milliards et demi de francs,chiffre supérieur à tous les autres ports du monde, y compris New-York etLiverpool. C’est à Londres qu’ont leur point d’attache les paquebots trans-atlantiques des compagnies Anchor et National, pour les Etats-Unis , lessteamers de VOrient, et surtout ceux de la puissante compagnie Peninsular-and oriental, qui possède plus de 40 navires, et transporte les malles del’Inde, de la Chine, du Japon, de l’Australie , par le canal de Suez.

Le Metropolitan Board of Works 1 a commencé depuis vingt-cinq ans

1. Le Metropolitan Board (Bureau des travaux publics de la métropole), insti-tué en 1855 pour améliorer et surveiller les travaux et les mesures d’utilité etd’hygiène publiques, a des attributions variées et de haute importance ; il trace,construit, numérote, dénomme, répare et entretient les rues, les égouts, les ponts,les quais ; surveille les services du gaz et de l'eau, les parcs, les jardins publics,les tramways, la construction des maisons ; protège les propriétés contre fincen-die ; règle la vente de la poudre et des matières explosibles ; inspecte les étableset les laiteries; veille à la salubrité des habitations ouvrières, et protège lesnourrissons. C’est h lui que Londres doit l’établissement de cette canalisationsouterraine qui a détourné de la Tamise les eaux et les matières impures quil’infectaient; elle charrie au loin, à S3 kilom. de London Bridge , le sewage pes-tilentiel de 4 millions d’habitants. Jusqu’en 1SS1, 137 millions de'francs avaient