313
llom, 4275 mètres, le plus élevé de tous, un des moins connus; leSchreckhorn (4 0S3 m.) et YAletsch-Horn (4207 m.), perdus dans lesglaces; le Monch (4096 m.), YEiger (3975 m.) et le Welterhorn(3708 m.), qui dominent la vallée de' Grindehvald. Les passages intérieursles plus fréquentés sont ceux de la Grancle-Scheideck (2038), entre Mey-ringen et Grindehvald ; de la Wengernalp (2009 m.), entre Grindehvald etLauterbrunnen, et de la Gemmi (2 032 m.), entre la vallée de Kandersteg et Louèche-les-Iîains (Rhône ). Les belvédères les plus souvent gravissont : le Faulhorn (2683 m.), près de la Grande-Scheideck ; le Niesen(2366 m.), près de Thun ; le Moléson (2 005 m.), la Dent de Jaman; le rocherde Naije (2 040 m.), au-dessus de Vevev, de Montreux et de Chillon ;le Torrenthorn, au-dessus de Louèche ; YEggischhorn, à l’est du glacierd’Aletsch. La chaîne bernoise se ramifie en tous sens du côté de la plainesuisse ; elle pousse ses rochers au sud-est jusqu’au grand coude duRhône , par les Diablerets et la Dent de Morcles.
3° Au nord, rattachées au Saint-Gothard parle massif des glaciers du Rhône ,les Alpes d’Unterwalden et d’Uri étendent leurs rameaux dans tous lessens, des lacs de Brienz et de Thun à ceux de Lucerne et de Zurich , des deuxcôtés de la profonde vallée de la Reuss ; elles sont dominées au nord par lacime du Titlis (3 239 m.), et autour de lui, le Sustenhorner , le Spanorl(3 205 m.), le Schlossberg (3133 m.), VUri-Rothstock (2 932 m.), tous àl’ouest de la Reuss . A ces massifs se rattachent les chaînes de cette régionsi connue qui entourent le lac des Quatre-Cantons {Uri, Schwytz ,Unterwald, Lucerne , les cantons forestiers, noyau primitif de la confé-dération). Les sommets ne sont plus que de second ordre, mais trèsvisités ; tels sont le Righi ou Rigi (1 800 m.), les deux Mgthen (1 903 m.' ;la Frohnalp (1911 m.l, le Seelisberg (1 928 m.) au liane duquel est leGriitli légendaire; le Burgenstock (1 134 m.); le Stanzerhorn (1900 m.),au-dessus des vallées de Sarnen et de Melchthal , et en face de lui lesombre Pilate (2133 m.) et tout le groupe montagneux des Alpes de Y Em-menthal; puis au nord de Rrienz et de la vallée d’Uasli, les montagnes delirunig, dont le point culminant est le Rothhorn (2 351 m.). « Quelle» charmante montagne que le Brunig, et faite tout exprès pour les pein-» Ires ! Sur les deux revers, des points de vue charmants et merveil-» leusement encadrés; sur le sommet, les solitudes les mieux boisées, le» pastoral dans tout son charme et sa noblesse, des études d’arbres, de» rochers, de terrains, des tableaux tout composés. Cet endroit rappelle» les beaux paysages que l’on admire au delà de Saint-Laurent-du-Pont, lors-» qu’on va visiter la Grande-Chartreuse. En effet, le Brunig, à cause de» son peu d’élévation, présente une végétation vigoureuse à la vérité, mais» variée, élégante, et l’on peut y venir étudier plutôt encore les beautés» pittoresques du paysage en général que le caractère de la nature suisse » ou de la nature alpestre en particulier. » (R. Topffer , Premiers Voyagesen zigzag, p. 274.) — A l’extrémité opposée, à droite de la vallée de laReuss, le massif des Alpes de Glaris renferme les beaux sommets deGlarnish (2 913 m.), du Ilansstock (3156 m.), des Clarides'e t du Tœdi(3 623 m.)( à l’ouest duquel la grande et la petite Windgalle (3 000 et3189 m.) dominent la vallée d’Aitorf; tandis qu’à l’est s'étend une longuemontagne parallèle au Rhin (rive gauche), terminée entre la Tamina et lefleuve par la Calanda (2 808 m.) qui sépare la vallée de Vœttis (Tamina) deCoire. Au nord enfin, entre le Rhin , les lacs de Constance, de Wallen-stadt et de Zurich , se dressent les sommets des Churfisten (2303 m.),1 e Speer (1956 m.), et dans la chaîne de VAlpslein, la pyramide du