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» France pour prendre les crevettes. Lorsque la mer est tran-» quille et transparente, les Prussiens montent dans des canots,» et armés de longues gaffes, harponnent l’ambre qui reluit '. »(Léon Duplessis, ici.).
L'exploitation de l’ambre par les fouilles minières diffère selon la natureda terrain. Dans les terrains d’alluvions ou de diluvium , on creuse desfossés ou des puits, dont la profondeur varie de 4 à 23 mètres et au delà,et la largeur de 1 mètre à 4. On soutient les parois à l'aide de pièces debois ; on établit de distance en distance des étages ou balcons : sur chaquebalcon se tient un ouvrier qui fait passer à l’étage supérieur la terrerecueillie par l’ouvrier qui est au fond du puits. Le plus célèbre de cespuits était celui de Gluckau, près de Dantzig: il descendait à 151 m. au-dessous du niveau de la mer, et il a été fouillé durant 170 ans.
Ces vieilles méthodes d’exploitation ont été renouvelées de nos jours.Aux pêcheries, à la cueillette, aux puits à ciel ouvert, les industriels deKônigsberg ont substitué les dragues, les appareils à plongeurs, et lesgaleries souterraines. A Schwartzort, près de Mensel, village qui en 40 ansest devenu une petite ville, une fabrique fournit tous les engins néces-saires. Vingt dragues à vapeur y travaillent sans cesse pendant 9 mois del’année.
« Les seaux des dragues jettent d’abord leur contenu sur des» tamis. On fait ainsi un premier assortiment. La matière la» plus grossière est versée sur des tables et l’ambre qu’elle con-» tient est dépouillé à la main. Cette matière se compose, en» général, de bois, d’animaux aquatiques et de paille. La ma-» tiëre la plus fine qui a passé par le tamis tombe dans des» caisses nommées prâhme, que les remorqueurs emportent à» terre lorsqu’elles sont pleines et remportent aux dragues lors-» qu’elles sont vides. Le contenu de ces prâhme est versé sur le» rivage et forme une digue contre la mer... Quand une drague» a suffisamment fouillé une place, elle avance lentement; la» drague qui a travaillé derrière elle suit le mouvement et» repasse encore une fois par l’endroit que la première drague» a quitté. Les vingt dragues travaillent ainsi avec un remar-» quable ensemble et opèrent avec une précision presque mathé-» matique. » (Ibid., id.)
1. « Sur les côtes du Jutland, en Danemark , où les gens du pays ont à compteravec la marée, qui n'existe pas dans la BaLique, des familles entières montenten canot, jettent l’ancre durant des semaines à de certains endroits, et attendentque la mer se soit retirée pour faire leur récolte d’ambre aux alentours de leursbarques alternes. D’autres récoltent le bernstein d’une façon plus curieuse encore.Trois heures après la marée haute, ils montent à cheval et parcourent au galople rivage que la mer avait couvert. Iis traînent derrière eux une sorte de ratis-soire qui balaye, l’ambre de la plage. Lorsqu’ils ont formé ainsi de petits monti-cules d'ambre et de varech, ils enlèvent le tout, sans descendre de cheval, avecla plus grande habileté. »
LANIER. — EUROPE.
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