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LECTURES ET ANALYSES DE GÉOGRAPHIE.
o nord de l’Angleterre. Ces forêts ont très probablement» couvert la moitié de l’Allemagne, le Danemark, la Baltique » et une partie de la mer du Nord ; elles ont dù couvrir égale-» ment de vastes régions de la Russie , et même certains 1er-» ritoires des pays actuellement riverains de la Méditerranée.» II faut admettre que partout où l’homme a rencontré de» l’ambre, ces forêts de pins préhistoriques ont existé. C’est sur» le sol de la Prusse orientale et sur celui que recouvre depuis» des siècles la mer Baltique que les forêts les plus denses seb sont élevées, et que s’est écoulée la plus grande quantité deb résine : c’est là que, de temps immémorial, on a recueilli léb plus d’ambre, b (Léon Duplessis 1 , Bulletin consulaire, 1883.
p. 1266.)
L’ambre allemand ou bernstein se rencontre le plus souvent dans lescouches de terre bleue qui appartiennent aux terrains secondaires, et quiforment le fond de la mer Baltique . On le recueille de trois manières, parla cueillette sur les bords de la mer, par la pêche et par le creusement desmines.
« La cueillette est le mode le plus naturel d’exploitation etb consiste simplement à ramasser sur le rivage les morceauxb d’ambre que les flots de la mer y ont jetés. On a glané ainsib l’ambre de tout temps, et, encore de nos jours, on voitb les bords de la Baltique fréquentés par des femmes et des» enfants du peuple qui s’en vont, un bâton à la main, remuerb le sable ou les galets de la plage et mettent dgns une petiteb hotte l’ambre qui brille à leurs yeux.
» Le fond de la mer étant de la terre bleue, celle-ci est cor-» rodée par l’action de la mer : l’ambre qu’elle contient estb arraché et roulé par les vagues sur le rivage, tantôt seul commeb un caillou léger, tantôt entouré d’herbages marins ; ballottéb çà et là à la surface des flots par le vent, il surnage dans leb varech et le limon, et retombe ensuite au fond de la mer. Lab cueillette de ce strandsegen, de cette bénédiction de la cote,b comme on appelle le bernstein dans le pays, devient alorsb plus compliquée. Les femmes et les enfants descendent jusqu’àb mi-jambe clans la mer et recueillent le bernstein à la main oub dans de petits filets assez semblables à ceux dont on se sert en