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les géologues allemands appellent mélàphyre. Cette roche affleuredans les massifs de grès qui entourent Oberstein . On trouveaussi des pierres d’agates, plus grosses et plus belles encore dansla colline du Galgenberg ou du Steinkaulcnberg, près d’Idar, à3 kilomètres d’Oberstein , mais les galeries allemandes ne four-nissent plus qu’une faible quantité de la matière première auxtourneurs d’agates de la vallée de la Nahe. C’est l’Amérique duSud qui expédie à l’Allemagne les pierres brutes taillées et poliesdans les ateliers d’Oberstein et d’Idar.
» C’est en 1827 que des ouvriers d’Idar, qui avaient émigrédans l’Amérique du Sud en vue de s’établir dans la colonie alle-mande de San Leopoldo, remarquèrent que la cour d’une maisonde campagne était pavée de cailloux assez semblables aux pierresde leur colline. Des spécimens furent envoyés en Allemagne , et,une fois taillés et polis, furent reconnus pour de belles cornalines.Les heureux inventeurs recueillirent facilement dans le lit du RioTaquarce (Uruguay ) plusieurs centaines de kilogrammes de cespierres et les envoyèrent à Oberstein . A dater de ce moment, ils’est fait une importation constante des pierres sud-américaines,et ce sont elles qui alimentent le travail des meules allemandes.
Ces pierres, ramassées sans peine et embarquées à peu de frais à l’ori-gine, se vendaient à bon marché ; mais elles sont devenues plus rares, lespropriétaires des terrains exigent une indemnité pour droit de fouilles ;les gouvernements de l’Uruguay et du Brésil imposent des droits d’expor-tation sur les agates, et les armateurs des droits de fret. Les agatessont conduites sur des chariots à Porto-Alegre ou à Salto, expédiées de làà Montevideo ou Buenos-Ayres, et embarquées pour Hambourg, Anvers , leHavre, d’où le chemin de" fer les transporte à Oberstein , où elles sontvendues aux enchères sous leur forme primitive. Du marché elles passentdans les fabriques, et sont taillées et polies sur des meules ou tours muspar l’eau.
« Le choix du lieu, spécialement affecté à l’industrie des agates, a dùêtre déterminé autant pour ainsi dire par les ressources qu’it offrait eneau que parla présence des pierres elles-mêmes. Des hauteurs du Hochwaldet de l'Idarwald, que domine le Ilundsrück, descendent avec rapidité denombreux ruisseaux qui se précipitent dans la rivière de la Nahe . De cescours d’eau, les plus importants, pour les tailleurs d’agates, sont l’Idarbachet le Fischbach, surtout le premier. Le petit Idar est à peu près à1 000 pieds au-dessus du niveau de la mer, au point où est située la villemême d’Idar. Dans la vallée, entre les deux villes, distantes à peu près de3 kilom. l’une de l’autre, sont situées la plupart des tailleries d agates.En i867, il y avait 153 de ces fabriques, réunissant 224 meules, et bienque le pins grand nombre de celles-ci soient dans le Birkenfeld , quelques-unes sont installées sur le territoire prussien voisin... »
On ajoute à la beauté naturelle des agates par une coloration artificielle,dont le procédé, renouvelé des anciens, a été révélé aux Allemands